Le genre Cyanoramphus - Les kakarikis

 

8. Kakariki à front jaune ou Kakariki à tête dorée

Cyanoramphus auriceps (Kuhl, 1820)

 

Territoire

L'ile au nord et au sud de la Nouvelle Zélande et différentes petites îles devant la côte, dont les îles Auckland, Three Kings, Little Barrier, Kapiti et Stewart.

 

Description de l’espèce

Taille 23 cm.

Mâle et femelle: la bande du front qui va d'un œil à l'autre est de couleur rouge carmin foncé, le crâne est jaune or. La couleur générale du corps est verte, un peu plus claire que chez le kakariki à front rouge. Poitrine, ventre, flancs, cuisses, région anale et les plumes couvrantes du dessous de la queue sont de teinte plus claire et plus vert jaunâtre. De chaque côté du croupion il y a une tache rouge. Les plumes extérieures des rémiges des ailes ont l'étendard violet, bleu. De même les ailerons et la couverture alaire primaire sont violets, bleus. Les plumes de la queue sont d'un bleu vaporeux à l'extrémité. Le dessous de la queue est de couleur gris foncé.

Les yeux sont foncés et ils ont l'iris orange rouge. La mandibule supérieure est de couleur bleu métal clair et qui finit vers la pointe en gris noir. La mandibule inférieure est gris foncé. Les pattes sont gris brun et les ongles noirs.

 

La femelle est un peu plus petite avec environ 21 cm et de constitution un peu moins robuste que le mâle. Elle a aussi une tête un peu plus petite et plus ronde et un bec un peu plus fin. Au niveau couleur et dessin elle est fortement semblable au mâle mais la bande frontale rouge est un peu plus fine et le jaune sur le crâne est un peu moins développé.

 

Les jeunes oiseaux et les femelles de plus d'un an ont au-dessous des grandes rémiges une rangée de taches blanches qui forment une bande alaire, dénommée ligne de l’aile. Chez les mâles, la ligne de l'aile est à peine visible après la première grande mue.

 

 

Biotope

Les grandes forêts dans les régions montagneuses à différentes
hauteurs. Sur certaines îles avec peu d'arbres à haute croissance, on les retrouve aussi parfois dans les branches basses des arbres rares, de même que dans des paysages plus ou moins ouverts avec des broussailles et des taillis le long des côtes.

Au moment des récoltes l'on retrouve aussi les oiseaux dans les plantations de fruits et les champs de blé.

 

Statut de la population sauvage

Dans les grandes régions boisées des îles au nord et au sud de Nouvelle Zélande, l'espèce est relativement stable. Sur les différentes petites îles en face de la côte et dans les îles Auckland, non habitées, les oiseaux sont en bon nombre. CITES annexe l.

 

Manière de vivre

En dehors de la saison de reproduction, les kakarikis à front jaune vivent par couples ou en petits groupes. Sur l'île nord on les a vus plusieurs fois en compagnie de grands vols de Mohoua à tête blanches (Mohoua albicilla). Pendant la période de reproduction, ils vivent exclusivement par couples. Ce sont des habitants des régions boisées à grande hauteur. On les retrouve en général haut dans les cimes des arbres où ils vont trouver leur nourriture, mais ils peuvent aussi grimper ou se pendre aux petites branches extérieures des arbres et arbustes.

Régulièrement, mais nettement moins que les kakarikis à front rouge, on les retrouve au sol. Il est possible alors, de les voir gratter le sol comme le font chez nous les poules, à la recherche de nourriture. La nourriture du kakariki à front jaune est nettement moins variée que celle du kakariki à front rouge. Sur toute une année, il n'y a qu'entre 15 et 20 sortes différentes d'éléments nutritifs qui sont mangés. Ils sont consistent en différentes graines, fruits, surtout des baies, bourgeons et germes, fleurs et toute l'année, surtout des pucerons et cochenilles, différentes larves de coléoptères et des chenilles.
La période de reproduction de ces oiseaux dépend de la quantité de nourriture disponible, et donc en principe entre septembre et mai (printemps et été) mais la période la plus importante est quand même entre octobre et janvier. Ils nichent dans les trous des branches et troncs d'arbres vivants ou mourants.
Une ponte est comprise entre 5 et 9 œufs qui sont couvés par la femelle. Les jeunes restent entre 5 à 6 semaines dans le nid. Une fois qu'ils ont quitté le nid, ils sont encore nourris une bonne semaine par les parents.

 

Information générale

Personnellement j'ai toujours trouvé étrange qu'un oiseau avec un front rouge soit dénommé dans la langue néerlandais (et français) kakariki à front jaune. Le nom scientifique de l'espèce auriceps provient du latin: aurum = or et ceps = caput = tête. Le nom kakariki à tête d'or comme il était appelé dans les années 60 du siècle dernier est une bien meilleure dénomination. C'est pour cette raison que dans le titre, j'ai a nouveau rajouté cette seconde dénomination.

Le premier kakariki à front jaune qui est arrivé en Europe a été visible au zoo de Londres en 1865. Le premier résultat de reproduction date de 1872 et est du à H. Fiedler de Zagreb (Croatie). Il y a beaucoup de kakarikis à front jaune (C. auriceps) qui ne sont pas de pure race qui se retrouvent sur le marché. Dans les régions où le front jaune se retrouve avec le front rouge (C. novaezelandiae) l'on estime qu'un dixième des accouplements sont des accouplements d'hybrides. De la même manière, sur les îles Mangere et Little Mangere il existe aussi des formes hybrides entre le kakariki à front jaune de l'île Chatham (C. forbesï) et le kakariki à front rouge de l'ile Chatham (C.n.chathamensis). Dans le passé, des formes hybrides entre C. auriceps et C. novaezelandiae, nés dans la nature, ont été importés en Europe. Ceux-ci ont été hybridités ici avec des oiseaux de pure race car extérieurement l'on ne
connaissait pas ou remarquait pas les différences entre les oiseaux purs et non-purs. Les amateurs de perruches eux-mêmes qui possédaient des kakarikis dans les années 1970-1980, lorsque ces oiseaux étaient encore chers, sont responsables de la pureté des races de ces espèces. S'ils n'avaient pas de partenaire de la même espèce, il y en a eu beaucoup qui ont croisé les fronts rouges aux fronts jaunes et ceci pour une simple raison financière. Le résultat est qu'actuellement il n'y a que très peu de kakarikis en Europe qui peuvent être considérés comme de race pure. Lors de l'achat de ces oiseaux, il faut donc bien faire attention aux caractéristiques des races. Les kakarikis à front jaune qui ont une tache jaune ou orange et même parfois rouge visible derrière l'œil sont des oiseaux qui ne sont pas purs et qui doivent donc être exclus pour la reproduction. La même chose est valable pour les oiseaux qui montrent de petites plumes rouges sur le crâne jaune.

Avec les oiseaux qui extérieurement ne montrent pas d'anomalies de la forme sauvage de race pure, il faut essayer d'arriver, sur base d'une sélection, à construire un cheptel qui à l'œil semble pur. Une petite quantité d'amateurs de kakarikis en Europe ont déjà commencé cette manière de faire et il semble que leur quantité à vouloir travailler de cette manière ne fait que s'accroître.

 

Dispositions légales

Le kakariki à front jaune est considéré comme menacé d’extinction par la Convention de Washington et se retrouve de ce fait à l’annexe I de la CITES.

 

Comportement dans la volière

Il s’agit d’oiseaux de volière solides et agréables, très vivants de nature, de vrais grimpeurs et acrobates. Ils bougent adroitement sur les branches et grimpent sur le grillage de haut en bas sans s’aider de leur bec. Ils deviennent très familiers avec leur soigneur.

Ce sont des oiseaux qui ne supportent pas très bien le gel et donc qui doivent être maintenus hors gel pendant les mois d’hiver. Leur cri fait penser à un doux et jeune chevreau bêlant et est encore moins fort que le grognement que le kakariki à front rouge laisse entendre.

En dehors de la période de reproduction, et si l’espace est assez grand, on peut sans problème les détenir avec d’autres psittacidés, mais pas avec d’autres kakarikis. Pendant la période de reproduction cependant, ils n’acceptent pas d’autres oiseaux près d’eux. Ces oiseaux ne sont pas des rongeurs et ils aiment se baigner.

Du fait qu’ils aiment beaucoup gratter le fond de leur volière, ils sont sensibles aux infections aux vers.

Il s’agit d’oiseaux qui conviennent très bien pour les amateurs débutants.

Les kakarikis à front jaune ne conviennent pas pour être détenus en solitaires dans une cage.

 

Logement et soins.

Les mesures minimales de la volière (L x l x h) sont de 3 x 1 x 2 m contiguë à un abri de nuit qu’il y a moyen de chauffer de (L x l x h) de 1,5 x 1 x 2 m où, pendant les mois d’hiver, au minimum il ne peut pas geler et où une lumière du jour de minimum 12 heures doit pouvoir être garantie. Il faut veiller à leur donner suffisamment de possibilités pour grimper et ceci se fait de préférence à l’aide de branches fraîches de différentes grosseurs. Il faut les remplacer régulièrement.

De temps en temps il faut déposer quelques mottes fraîches d’herbes dans lesquelles les oiseaux peuvent aller fouiller.

Pendant la période de reproduction il est aussi possible de loger les oiseaux dans des cages de reproduction, à condition qu’elles ne soient pas trop petites. Les dimensions conseillées pour les cages sont de 120 cm de long, 40 cm de profond et 50 cm de haut. Vous pouvez toujours les loger dans des cages plus grandes mais certainement pas plus petites. Pour offrir aux oiseaux encore un peu plus d’espace, il est possible de fixer le nichoir à l’extérieur de la cage.

Il faut vermifuger les oiseaux deux fois par an.

Il faut veiller à leur donner chaque jour une écuelle plate avec de l’eau fraîche dans laquelle les oiseaux peuvent se baigner.

 

Alimentation.

Comme alimentation de base l’on donne un mélange de graines dans lequel on retrouve les graines suivantes: du froment, de l’avoine, du paddy, du sarrasin, de l’alpiste, diverses sortes de millet, du chènevis, du dari, des graines de tournesol, des graines de carthame, des graines de lin et graines de Niger. En plus des graines sèches, on peut leur donner chaque jour un peu de verdure sous forme de feuilles de légumes, mouron ou pissenlits mais aussi de la carotte, du poivron, etc. De même, différents fruits, comme de la pomme, poire, orange, raisins et des baies de sureau et des baies d’églantier. En saison vous pouvez leur donner un peu de graines germées ou des graines d’herbes mi-mûres. Des épis mi-mûrs de froment et avoine sont une bonne alternative pour les oiseaux.  Donnez-leur chaque jour un peu de pâtée à l’œuf (rationnée) éventuellement complétée d’un peu de pâtée pour insectivore (pâtée d’insectes ou pâtée universelle). Habituez aussi vos oiseaux à manger des vers de farine. Dans la nature, ils mangent d’ailleurs assez bien d’insectes et il s’agit d’une très bonne source de protéines. Chaque jour deux vers de farine sont suffisants.

Il faut veiller à ce qu’ils aient chaque jour de l’eau de boisson propre. De même des silex pour l’estomac, du grit et un bloc de minéraux doivent toujours être à leur disposition.

En période de reproduction il faut leur donner de la pâtée à l’œuf à volonté, cela veut dire autant que les jeunes peuvent en manger.  Lorsqu’il y a des jeunes il faut aussi augmenter la ration journalière de vers de farine. Rajouter des cocons de fourmis à la pâtée à l’œuf est aussi une bonne manière pour augmenter le pourcentage de protéines de la nourriture. Ces oiseaux aiment aussi de petits morceaux de crevettes.

 

L’élevage.

Les oiseaux doivent être âgés d’au moins un an pour l’élevage. Si vous en avez la possibilité, laissez les oiseaux choisir eux même leur partenaire et ceci est déjà possible à l’âge de 4 à 5 mois.  Lorsque l’on veut accoupler un mâle bien précis à une femelle bien précise, cela arrive régulièrement que cela se passe mal car les oiseaux ne s’apprécient pas. Dès que l’on a un couple qui s’entend harmonieusement, alors la saison de reproduction future est quasiment sûre d’être couronnée de succès.

Lorsque le temps est favorable, et qu’il ne fait donc pas trop froid, l’on peut placer les nids fin février, début mars dans l’abri de nuit.  Chaque couple reçoit deux nichoirs. La préférence va vers des nichoirs naturels d’un diamètre d’environ 20 cm et d’une hauteur de 30 – 35 cm. Le diamètre du trou d’entrée est de 6 – 7 cm. Des nichoirs boîtes, de construction propre avec les mêmes dimensions sont aussi valables de même que des nichoirs de construction horizontale. Comme substrat l’on emploie une couche de bois vermoulu ou un mélange de tourbe et de copeaux de bois.

Lorsque le couple est suffisamment âgé pour reproduire, vous pouvez vous attendre à la ponte du premier œuf 15 jours après avoir placé les nids. Il est possible que cela prenne un peu plus de temps, il n’y a alors encore aucune raison de s’inquiéter. Les œufs sont pondus à intervalle d’un jour. D’habitude il y a 5 à 6 œufs, parfois moins, mais on peut aller jusqu’à 10 œufs.

Les femelles plus âgées produisent en général des pontes plus importantes que les jeunes femelles. Si l’on a la possibilité de déplacer des œufs d’une si grande ponte vers une femelle qui en a pondu moins où dont les œufs ne sont pas fécondés, alors il ne faut certainement pas hésiter. Les derniers-nés de pontes importantes ne survivent en général pas. Vous pouvez aussi déplacer les œufs de kakarikis à front jaune sous un kakariki à front rouge à condition que les œufs aient le même âge. De même vous pouvez déplacer les œufs de front rouge sous un front jaune. Les jeunes seront élevés sans aucun problème par les parents adoptifs, même s’il y a des fronts rouges et fronts jaune dans le même nichoir. En règle générale, la femelle commence à couver après la ponte du second œuf mais parfois aussi à partir du troisième œuf. La période de couvaison est de 19 jours. Pendant cette période, la femelle est nourrie par le mâle, mais toujours en dehors du nichoir. Lorsque les jeunes naissent, ils sont couverts d’un duvet blanc, mais au fil de leur âge, ils virent au gris. Environ 8 jours après leur naissance, leurs yeux s’ouvrent. A ce moment là, il est aussi temps de les baguer avec un diamètre de 5,4 mm. Environ 5 jours plus tard, l’on voit apparaître les premières hampes de plumes.  Au bout d’une trentaine de jours il est possible de les voir déjà devant le trou d’entrée. Une semaine plus tard ils quittent le nid. Ces jeunes oiseaux  ressemblent en grandes lignes aux parents mais ont moins de rouge et de jaune sur la tête et l’iris est de couleur brun clair, le bec est de couleur corne et ils ont la queue qui est plus courte. Le sexe de l’oiseau à ce moment là est déjà déterminable par la largeur du bec qui est plus large chez les mâles que chez les femelles.

 

 

 

Mutations.

Chez le kakariki à front jaune il y a aussi différentes mutations connues. Pour la plupart, les mêmes mutations de couleur que l’on connaît chez le kakariki à front rouge, à l’exception de deux nouvelles formes de mutations: l’opaline et la jaune à yeux noirs.

Je vais vous les présenter.

 

Cinnamon 

Le facteur cinnamon se transmet de manière liée au sexe ou mieux, est accouplé au chromosome X et est récessif vis-à-vis du facteur sauvage (il faut lire facteur cinnamon n’ayant pas muté).

Symbole génétique: cin; forme sauvage cin+

Le mâle cinnamon est représenté Xcin/Xcin et la femelle cinnamon Xcin/Y

 

Description concise du mutant cinnamon

La caractéristique de cette mutation est les plumes des ailes de couleur cinnamon brun. L'arrière de la tête, le cou, le manteau, la couverture des ailes, le dos, le croupion et la couverture supérieure de la queue sont brunâtre vert pâle. La poitrine, le ventre, les flancs, les cuisses, la région anale et la couverture inférieure de la queue ont une nuance plus claire mais aussi teintée un peu plus jaunâtre. Les plumes extérieures des ailes ont l'étendard de couleur bleu passé de même que les ailerons et la couverture alaire primaire.

La partie supérieure des grandes plumes de la queue est brunâtre vert pâle. La partie inférieure de la queue est de couleur brun cinnamon clair. Le bec est de couleur bleu acier pâle avec la pointe foncée. Les pattes sont grisâtres rose, les ongles sont aussi teintés grisâtre. Le reste est identique à la couleur sauvage.

 

Opaline

Le facteur opaline se transmet comme le facteur cinnamon lié au chromosome X et est récessif vis à vis de la forme sauvage.

Symbole génétique: op; forme sauvage op+.

Le mâle opaline est désigné par Xop/Xop, la femelle opaline par Xop/Y

 

Description concise du mutant opaline

Chez cette mutation, nous avons à faire à un dérèglement de la répartition de la pigmentation dans le plumage de l’arrière de la tête, du cou, du manteau, de la couverture alaire, du ventre, des flancs et des plumes de la queue, qui fait que la couleur jaune dans le plumage augmente et que naît un patron modifié dans le dessin.

Le facteur op+ a - pour l’expliquer ainsi - une fonction régulatrice   Le facteur muté, donc le facteur op, dérègle pour ainsi dire le mécanisme de dépôt de la pigmentation. Cependant, à divers endroits, le dépôt de pigmentation s’arrête totalement ou en grande mesure, ce qui fait que le jaune augmente et que le vert diminue plus ou moins (variable). On remarque cela aussi dans le duvet où aucun pigment n’est déposé et qui reste donc blanc. Sur les plumes extérieures des rémiges primaires, se crée un miroir alaire comme suite à la perte de pigmentation. Les yeux sont sombres, la couleur des pattes est rosâtre, brun et les ongles sont gris.

 

Fallow 

Dans ce cas-ci, comme chez le kakariki à front rouge, il s’agit probablement du bronze fallow. Au niveau apparence, il y ressemble mais il n’y a pas encore d’absolue certitude à ce sujet. Il est même possible qu’il existe deux mutations fallow différentes, mais, de même, à ce sujet il n’y a pas encore de certitude. Quoi qu’il en soit, toutes les mutations fallow transmettent leurs gènes de manière autosomique et sont récessifs vis-à-vis de la forme sauvage.

Si la présomption est confirmée qu’il s’agit bien du type bronze fallow, alors le symbole génétique est abz, pour la forme sauvage elle est représentée par a+.

 

Description concise du bronze fallow

La caractéristique des fallows est la couleur de l’œil rouge. Les grandes plumes extérieures des ailes sont de couleur claire, gris brun et nettement plus claires que celles du cinnamon. La couleur des parties supérieures, incluant la partie supérieure de la queue est brunâtre vert, à peu près comme celle de la cinnamon. Le dessous du corps est nettement plus clair que celui de la cinnamon. La partie inférieure de la queue est brun clair. Les petites plumes du coude de l’aile, la couverture alaire primaire et les plumes extérieures de l’aile sont bleu livide vaporeux. Le bec est de couleur corne. La couleur de l’œil est d’un rouge clair avec un iris blanc. Les pattes sont de couleur chair et les ongles de couleur corne. Pour le reste ils sont identiques à la forme sauvage.

 

 

Jaune à yeux noirs ou dark eyed clear

Le dark eyed clear est comme le bronze fallow un allèle multiple du NSL ino-gen, donc le locus a.  Ce coloris transmet ces gènes de manière autosomique et est récessif vis-à-vis de la couleur sauvage.

Symbole génétique: adec ; forme sauvage a+

La suite de dominance de cette série allèle est a+ - abz adec a (il n’y a pas encore de a).

Suite à un croisement entre bronze fallow et dark eyed clear (abz et adec) se forme probablement une forme intermédiaire mais ceci, le futur devra le prouver.

 

Description concise du dark eyed clear

Chez cette mutation nous avons affaire à une réduction pratiquement totale de la mélanine dans le plumage. La couleur générale du corps et des plumes de la queue est jaune, les rémiges primaires sont une nuance plus jaune clair. La couleur des pattes est couleur chair, les ongles sont couleur corne. L’œil est foncé, presque noir et le cercle de l’iris est manquant. Pour le reste identique à la forme sauvage.

 

Panaché.

Chez le kakariki à front jaune l’on distingue deux formes de panaché :

1° une mutation panachée qui transmet ses gènes de manière 

     autosomique avec une transmission des caractéristiques de

     manière dominante.

     Symbole pour panaché dominant : Pi ;  forme sauvage Pi+

2° une mutation panachée qui transmet ses gènes de manière    

     autosomique avec une transmission des caractéristiques de 

     manière récessive.

     Symbole pour panaché récessif: ;  forme sauvage s+

 

Les patrons panachés pour les deux formes de mutations sont très variables.

Pour l’amateur moyen, il est donc très difficile de pouvoir différentier les différents types de mutants panachés. Pour cette raison, je vais énumérer ci-dessous les caractéristiques principales des différents types de panachés.

Pour toute clarté:  les descriptions reprises ci-dessous peuvent servir comme moyen d’aide pour pouvoir définir de quel type de panaché, il s’agit et ne peut être employé comme description du standard du type de panaché en question.

 

Description concise du panaché dominant

A l’arrière de la tête il y a une tache jaune variable, bien des fois sous la forme d’un T majuscule sur sa tête. Le dos, poitrine, ventre, flancs et la région anale sont vert mais interrompu par des taches de plumes jaune irrégulières, surtout sur le jabot, autour et entre l’implantation des pattes. Souvent cela va de pair avec une ou plusieurs différentes grandes plumes extérieures de l’aile et de la queue teintées de jaune.

Le patron panaché est très variable, mais rarement plus de 50 % du tout et peut-être parfois présent de manière minimale. Le bec est de couleur bleu acier pâle avec la pointe foncée. Les pattes sont grises, brunes ou panaché et les ongles varient de gris à couleur corne.

Pour le reste il ressemble à la couleur sauvage

 

Description concise du panaché récessif

En opposition aux panachés dominants, les panachés récessifs ont un patron panaché plus stable et plus régulier. Tout comme chez  le panaché dominant, le patron panaché peut être variable, mais toujours supérieur à 50%. La plus grande partie du plumage du corps est donc aussi jaune. Les rémiges, du panaché récessif, sont pratiquement toujours sans pigments et égales de couleur. Il y a des panachés récessifs avec un plumage du corps totalement unicolore jaune. La couleur de l’œil est foncée, mais variable en teinte, et ceci dépendamment du pourcentage de panachure. La couleur du bec est à la base fortement décolorée et vire vers la couleur corne. Les pattes sont couleur chair ou panaché et les ongles sont de couleur corne.  Pour le reste ils ressemblent à la forme sauvage.

Remarque: les porteurs panachés récessifs montrent souvent une petite tache jaune à l’arrière de la tête.

 

Lutino

Personnellement, je crois que chez cette forme d’apparition, il ne s’agit pas d’un vrai lutino, mais qu’il s’agit d’un pseudo ino. Pour plus d’informations, je vous renvoie sur ce que j’ai mentionné sur le kakariki à front rouge « lutino ».

 

Texte: H.W.J. van der Linden