Le genre Cyanoramphus - Les kakarikis

 

3. Le kakariki à front rouge

Cyanoramphus novaezelandiae (Sparrman, 1787)

Description de l'espèce

Taille: 27 cm

Mâle et femelle: Bande frontale et crâne de couleur rouge carmin. La bande frontale va jusqu'a environ l cm derrière les yeux. La couleur générale du corps est verte. L'arrière de la tête, le cou, le manteau, la couverture du dos et des ailes sont d'un vert dur. La poitrine, le ventre, les flancs, les cuisses, la région anale et les plumes qui couvrent le dessous de la queue ont une nuance légèrement plus claire de teinte et un vert plus jaunâtre. La partie inférieure de la queue est grise. De chaque côté du croupion il y a une tache rouge carmin.
Les plumes extérieures des ailes ont un étendard violet bleu. Les petites plumes des doigts des ailes et la couverture alaire primaire sont également violet bleu. Les yeux sont foncés et ont l'iris rouge. La mandibule supérieure est de couleur bleu acier clair qui vire au gris noir vers la pointe. La mandibule inférieure est de couleur gris foncé. Les pattes sont gris brun et les ongles à peu près noirs.

La femelle est un peu plus petite, environ 25 cm et un peu moins robuste que le mâle. Elle a aussi une tête un peu plus petite et plus ronde et le bec un peu plus fin. Concernant la couleur et le dessin, les mâles et les femelles se ressemblent fortement mais le rouge de la tête est un peu moins développé. Les jeunes oiseaux et les femelles âgées de plus d'un an ont à l'intérieur des grandes
plumes des ailes une rangée de taches blanches qui forment une sorte de bande alaire et qui s'appelle la ligne alaire. Chez les mâles, la ligne alaire n'est quasiment plus visible après leur première grande mue.

Sous-espèces

Cyanoramphus n. chathamensis Oliver, 1930

Kakariki à front rouge Chatham

Territoire: Chatham, île Pitt, île South-East, Mangere et Little Mangere

Caractéristiques: taille, 28 cm. Il ressemble à la forme nominale mais les côtés de la tête sont de couleur vert émeraude clair et le dessous du corps a un vert un peu plus jaunâtre. Les pattes sont gris à gris foncé.

Cyanoramphus n. cyanurus Salvadori, 1891

Kakariki à front rouge Kermadec

Territoire: les îles Kermadec, Macauley, Curtis, Meyer, Napier, Dayrell et Chanter.

Caractéristiques:  taille 29 cm.  Les étendards des plumes des ailes montrent une couleur violet bleu plus profond que la forme nominale. Toute la partie inférieure du corps est d'un vert plus profond, moins teinté de jaune.

La partie supérieure de la queue est de couleur bleu vert.

Cyanoramphus n. novaezelandiae (Sparrman, 1787)

Territoire: le nord et le sud de l'île de Nouvelle Zélande et la plupart des petites îles devant la côte de même que l'île Stewart et les îles avoisinantes dont les îles principales qui sont les îles de Ruapuke, l'île de Godfich, les îles Big South Cape et les îles Muttonbird. Il y a aussi les îles subantarctiques et non habitées d'Auckland, à quelques 465 km au sud de la partie sud de la Nouvelle Zélande.

Nom et Caractéristiques:  voir la forme nominale Cyanoramphus

novaezelandiae

Cyanoramphus n. subflavecens Salvadori, 1891

Kakariki à front rouge de Lord Howe

Territoire: il vivait précédemment sur l'île Lord Howe, à environ 600 km à l'est de l'Australie, mais a disparu.

Caractéristiques: taille 32 cm. Il ressemble à la forme nominale mais avec une couleur du corps nettement plus vert jaunâtre, surtout sur les joues. Le rouge sur le crâne est moins développé.

Particularité: cette sous-espèce est disparue à la fin du 19ème siècle, tout comme Porphyrio albus, Columba vitiensis godmanae et Sula tasmani, éliminés par les colons, probablement parce qu'ils étaient nuisibles pour l'agriculture.

Biotope

Ces oiseaux se retrouvent dans toutes les sortes de végétation, en fonction de la disponibilité de nourriture. Des régions de forêts denses à différentes hauteurs, des forêts ouvertes, broussailles mais on les rencontre aussi le long des frontières des forêts, dans des superficies ouvertes d'herbes et sur le sol à la recherche de nourriture.

Statut de la population sauvage

Sur le nord et le sud de la Nouvelle Zélande, la population a diminué drastiquement et le kakariki à front rouge est devenu rare. Sur les petites îles devant la côte, l'île Stewart et les îles Auckland son nombre est en progression.

Manière de vivre

Le kakariki à front rouge est un oiseau non migrateur et qui reste pendant toute l'année dans les environs de l’endroit où il niche. En période où la nourriture manque, les oiseaux qui vivent sur une île vont parfois migrer vers une autre île proche mais ceci est une exception plutôt qu'une règle et du fait de la distance quand même restreinte qui est alors parcourue, on ne peut pas les appeler des oiseaux migrateurs.

En dehors de la saison de reproduction, ces oiseaux vivent par couples ou en petits groupes. Pendant la période de reproduction, ils ne vivent qu'en couples.
Ce sont des habitants de régions plutôt ouvertes situées le long des parois rocheuses. Les oiseaux se nourrissent aussi bien dans la cime des arbres que dans diverses végétations près du sol. Souvent ils picorent sur le sol  à la recherche de nourriture. Sur la période annuelle, leur nourriture est composée de plus de 50 différentes sortes de nourriture. En plus de différentes graines, ils mangent des fruits et surtout des baies, des boutons de feuilles et des bourgeons, du nectar et quelques insectes, surtout au printemps lorsque la période de reproduction commence.

La période de reproduction de cette espèce de kakariki se situe entre septembre et mars (printemps et les premiers mois de la période estivale) et est souvent en grande partie dépendante des caractéristiques climatiques. La plupart des pontes sont signalées d'octobre à décembre. Les oiseaux nichent dans des trous dans des branches et des troncs d'arbres vivant et morts mais
aussi dans des trous de rochers et même dans des trous dans le sol. Sur les îles où il n'y a presque rien d'autres que les herbes qui poussent dans les mottes de terres (Poa-spp), ils nichent aux pieds de ces hautes herbes dans lesquelles ils creusent un trou avec leurs pattes. La ponte est composée en général de 5 à 6 œufs et parfois jusqu'a 7-9 œufs qui sont couvés par la femelle. Les jeunes restent entre 5 à 6 semaines dans le nid. Une fois qu'ils l'ont quitté les jeunes sont encore nourris une bonne semaine principalement par le mâle.

Information générale

Le kakariki à tête rouge a été montré au public la première fois en 1864 au zoo de Londres. Le premier cas de reproduction en volière n'est pas connu mais le Français Delaurier a eu de ses oiseaux en 1875 ses premiers jeunes à perche. Entre 1875 et 1882 plusieurs couples lui ont élevé un total de 65 jeunes.

Il y a beaucoup de Kakarikis à front rouge de race non pure sur le marché.
Dans les régions où l'on retrouve le kakariki à front rouge en même temps que le kakariki à front jaune (C. auriceps), l'on retrouve des hybrides de ces oiseaux. L'on estime que l - 10% des accouplements dans la nature donne une descendance hybride. De la même manière, sur les îles Mangere et Little
Mangere il y a aussi des formes hybrides entre le kakariki à front jaune de l'île de Chatham (C. forbesï) et le kakariki à front rouge de Chatham (C. n. chathamensis). Ce sont surtout les hybrides qui sont nés dans la nature entre C. auriceps et C. novaezelandiae qui sont arrivés dans le passé en Europe. Ceux-ci ont été ici, hybrides avec des oiseaux de pure race car l'on ne connaissait pas ou ne remarquait pas les différences extérieures entre des pure race et des « non » pure race. Ce sont aussi les amateurs de perruches eux-mêmes, qui au début des années 1970 possédaient ces oiseaux lorsque ceux-ci
valaient encore 2.500 €, qui portent la faute de la « non » pureté des races.
Lorsqu'ils n'avaient pas un partenaire de la même espèce, beaucoup ont simplement croisé les fronts rouges avec les fronts jaunes et ceci pour une seule raison pécuniaire. Le résultat est qu'il n'y a que très peu de kakarikis en Europe qui peuvent être considérés comme des oiseaux de race pure.

Les kakarikis à front rouge dont le crâne rouge à l'arrière montre un petit bord jaune, aussi petit soit-il ne sont pas purs et devraient en fin de compte être exclus pour l'élevage.

Il est donc important lors de l'achat de bien faire attention aux marques extérieures entre espèces, de telle manière que par une sélection rigoureuse, l'on puisse élever des oiseaux qui visuellement soient de pure race.
Génétiquement parlant cela n'est malheureusement plus possible.

 

Dispositions légales

Le kakariki à front rouge est considéré comme menacé d’extinction par la Convention de Washington et se retrouve de ce fait à l’annexe I de la CITES.

 

Comportement dans la volière

Ce sont des oiseaux très vivants, qui bougent beaucoup et très attirants. Lorsqu'on leur propose quelque chose qui leur plait, ils le prennent des doigts de leur soigneur. Ce sont de bons grimpeurs qui courent sur le treillis aussi facilement vers le haut que vers le bas sans employer leur bec. Ces oiseaux aiment se baigner, ne sont pas des rongeurs et sont de nature très curieux. Ils font entendre un son chevrotant, pas réellement fort et certainement pas dérangeant.
C'est un oiseau qui supporte relativement bien un choc mais malheureusement pas si bien notre froid hivernal. Ils supportent quelques degrés de gel pendant une période pas trop longue, mais en fait il est préférable qu'ils aient à leur disposition un espace où il ne gèle pas pendant les mois d'hiver.

Comme ils passent beaucoup de temps au sol, ils sont sensibles aux infections aux vers. En dehors de la saison de reproduction, ces oiseaux peuvent facilement être détenus avec d'autres oiseaux, aussi avec des psittacidés mais pas avec des congénères. Pendant la période de reproduction, ils doivent être logés par couples.

Les kakarikis ont fait leurs preuves en tant que parents nourriciers pour les espèces d'omnicolores (Platycercus spp), mais aussi pour des psittacidés plus grands comme les érythroptères (Aprosmictus spp) et les perruches royales (Alisterus spp) et concernant les deux derniers, en tous les cas pendant les trois premières semaines de vie.

Ce sont des oiseaux qui sont recommandés pour les amateurs débutants. Le kakariki à front rouge n'est pas conseillé à être détenu comme oiseau de compagnie dans une petite cage.

Logement

Les dimensions minimales d'une volière (L x l x h) sont de 3,5 x l x 2 m avec un abri de nuit chauffé adjacent de (L x l x h) 1,5 x l x 2 m dans lequel, pendant les mois d'hiver la température doit rester positive et où il faut veiller à garder de la lumière pendant au minimum 12 heures. Il faut veiller à ce que ces oiseaux aient assez de possibilités pour grimper et ceci, de préférence, grâce à des branches fraîches en différentes épaisseurs. Il faudra les remplacer régulièrement.

Il faut régulièrement jeter quelques graines fraîches d'herbes, de telle manière que les oiseaux puissent fouiller le sol et le gratter.

Pendant la période de reproduction, il est possible de loger les oiseaux par couples dans des cages de reproduction, à condition qu'elles ne soient pas trop petites. Une cage pour ces oiseaux doit avoir au moins 120 cm de long x 50 cm de profond et 60 cm de haut. Vous pouvez leur donner plus grand, bien sur, mais certainement pas plus petit. Pour donner un peu plus d'espace aux oiseaux, il est possible de fixer le nichoir à l'extérieur de la cage.

Il faut vermifuger ces oiseaux deux fois par an. Il faut veiller à leur fournir chaque jour une écuelle plate avec de l'eau fraîche de telle manière qu'ils puissent aller s'y baigner.

Alimentation

De par sa nature, le kakariki à front rouge est un granivore et à côté de cela, il mange aussi des fruits, surtout des baies, différents aliments verts et pendant la période de reproduction un peu d'insectes.

Comme nourriture de base, il faut leur donner un mélange de graines dans lequel les graines suivantes sont présentes: du froment, de l’avoine, du paddy, du sarrasin, de l’alpiste, diverses sortes de millet, du chènevis, du dari, des graines de tournesol, des graines de carthame, du lin et du niger. En plus des graines sèches, chaque jour un peu de fruits comme des pommes, des poires, des oranges, des raisins, les baies du sorbier et gratte-culs. En plus de cela, un peu de verdure comme de la salade, du mouron, des pissenlits, mais aussi de la carotte, du paprika etc.
On peut aussi leur donner un peu de graines germées et, en saison, des graines mi-mûres d'herbes, des brins mi- mûrs de froment et avoine ou un morceau d'un épi mi-mûr de maïs, qui sont des aliments qui permettent une variété pour les oiseaux. Donnez-leur aussi chaque jour un peu de pâtée à l'œuf (rationnée), éventuellement améliorée d'un peu de pâtée pour insectivores.
On peut la rendre un peu humide grâce aux graines germées. Habituez aussi les oiseaux à manger des vers de farine. Dans la nature, ils mangent d'ailleurs aussi des insectes et les vers de farine sont une bonne source de protéines, calcium et phosphore (protéines brutes 20,8; calcium 0,03; phosphore 0,27). Chaque jour 2 vers de farine est suffisant.

Il faut veiller à ce qu’ils aient de l’eau fraiche chaque jour et du gravier pour l’estomac, du grit et un bloc de minéraux doivent toujours être à leur disposition.

En période de reproduction, il faut leur donner de la pâtée à l'œuf sans restriction, cela veut dire autant que les jeunes en mangent. Lorsqu'il y a des jeunes, il faut aussi augmenter la quantité de vers de farine. Rajouter des cocons de fourmis à la pâtée à l'œuf est aussi une option.

L'élevage

L'élevage réussit presque toujours, du moins lorsque les oiseaux ne sont pas placés trop tôt dans l'élevage. Les kakarikis sont déjà matures sexuellement à l'âge de 4 à 5 mois mais certainement pas capables d'élever à terme des jeunes.
Il faut donc attendre avec l'élevage jusqu'à ce que les oiseaux soient âgés d'un an. La composition d'un couple peut parfois poser un problème car la femelle peut ne pas accepter le mâle que nous lui avons choisi. Une bonne méthode est de laisser les oiseaux choisir leur partenaire quand ils sont en âge de reproduire.

Quand le temps le permet, et donc qu'il ne fait pas trop froid, nous pouvons déjà installer les nichoirs fin février, début mars dans l'abri de nuit. Chaque couple a le choix entre deux nichoirs. La préférence va vers des nichoirs naturels (bûches) d'un diamètre d'environ 20 cm et d'une hauteur d'environ 30-35 cm. Le diamètre d'entrée est de 6-7 cm. Des nichoirs de construction propre, ayant environ les mêmes dimensions sont en général facilement accepté, de même que des nichoirs horizontaux. Sur le fond du nid il faut ajouter une couche de bois vermoulu ou un mélange de tourbe et de copeaux de bois.

Lorsque le couple est prêt à la reproduction, 15 jours après que vous avez installé les nichoirs, vous pouvez vous attendre au premier œuf, mais cela peut aussi prendre nettement plus de temps. Les œufs sont pondus à intervalle d’un jour. D’habitude il y a 5 à 6 œufs, parfois moins, mais on peut aller jusqu’à 10 œufs. Les femelles plus âgées produisent en général de plus
grandes pontes que les jeunes femelles. Si vous avez la possibilité de déplacer les œufs des pontes nombreuses chez des femelles qui en ont pondu moins ou dont les œufs ne sont pas fécondés, je vous le conseille. Lors de si grandes pontes, les derniers poussins qui naissent sont en général écrasés et étouffés. En règle générale la femelle commence à couver après la ponte du deuxième œuf, parfois après le troisième. Le temps de couvaison est de 19 jours, qu'il faut compter à partir du jour où la femelle commence à couver.

Concernant le temps de couvaison, encore la chose suivante: le moment où la femelle commence à couver peut différencier de couple à couple et même de ponte à ponte. Il est donc important de pouvoir bien fixer la date à laquelle la femelle a commencé à couver pour pouvoir calculer la date à laquelle les œufs doivent éclore. Tenez aussi compte que la femelle reste souvent au nid après la ponte du premier œuf, mais sans couver cet œuf.

Pendant la période de couvaison, la femelle est nourrie par le mâle, mais contrairement à beaucoup de psittacidés uniquement à l'extérieur du nid.
A la naissance les jeunes ont un duvet blanc, qui change au gris une fois qu'ils deviennent plus âgés. En général, 8 jours après qu'ils soient nés, leurs yeux s'ouvrent et c'est aussi le moment de les baguer avec une bague de 5,4 mm. Environ 5 jours plus tard les  premières hampes des plumes sont déjà présentes et une semaine plus tard les premières plumes sont apparues. Au bout de 30 jours ils font leur apparition au trou d'entrée et une semaine plus tard, ils quittent le nid.

Les jeunes oiseaux ressemblent en grandes lignes aux parents, mais ils ont la queue plus courte; le rouge de la tête est moins développé et ils ont l'iris brun rouge clair. Il est possible de reconnaître le sexe des oiseaux en se basant sur la largeur du bec, qui est plus large chez les mâles que chez les femelles.

Mutations

Chez les kakarikis à front rouge, il y a entre-temps différentes mutations qui ont déjà fait leur apparition. Il s'agit de mutations de couleurs que nous connaissons chez d'autres espèces de perruches. Il me semble intéressant de donner les caractéristiques visuelles de ces mutations et la manière dont celles-ci sont transmises aux jeunes.

Cinnamon

Le facteur cinnamon a une hérédité liée au sexe ou mieux, est accouplé au chromosome X, conformément à la répartition originale des chromosomes X et est récessif vis-à-vis de la forme sauvage (il faut lire: facteur cinnamon non muté).

Symbole génétique cin; forme sauvage cin+

Le male cinnamon est écrit de la manière suivante: Xcin/Xcin et la femelle Xcin/Y

Brève description de la cinnamon

La caractéristique de cette mutation est les plumes des ailes de couleur cinnamon brun. L'arrière de la tête, le cou, le manteau, la couverture des ailes, le dos, le croupion et la couverture supérieure de la queue sont brunâtre vert pâle. La poitrine, le ventre, les flancs, les cuisses, la région anale et la couverture inférieure de la queue ont une nuance plus claire mais aussi teintée un peu plus jaunâtre. Les plumes extérieures des ailes ont l'étendard de couleur bleu passé de même que les plumes des doigts des ailes et la couverture alaire primaire. La partie supérieure des grandes plumes de la queue est brunâtre vert pâle. La partie inférieure de la queue est de couleur brun cinnamon clair. Le bec est de couleur bleu acier pâle avec la pointe foncée. Les pattes sont grisâtres rose, les ongles sont aussi teintées grisâtre. Le reste est identique à la couleur sauvage.

Fallow

Chez le kakariki à front rouge, il s'agit probablement du dénommé bronze fallow. Extérieurement il y ressemble, mais sans études approfondies, ce n'est pas possible de le dire avec certitude. Il est même possible qu'il existe deux mutations fallow, mais pour confirmer ceci, des études doivent encore être faites. Quoi qu'il en soit, l’hérédité de toutes les mutations fallow est autosomique et récessive par rapport à la forme sauvage.
Si la présomption est confirmée qu'il s'agit en effet d'un type fallow bronze, alors le symbole génétique est abz, pour la forme sauvage on écrit alors a+.

Brève description de la bronze fallow

La caractéristique des fallows est la couleur de l'œil rouge. Les grandes plumes extérieures des ailes sont gris brun clair, nettement plus claires que celles de la cinnamon. La couleur du manteau est vert brunâtre, à peu près identique à celui de la cinnamon. Le dessous du corps est nettement plus clair que celui de la cinnamon. Les plumes extérieures des ailes ont l'étendard bleu passé et de même les petites plumes des doigts des ailes et la couverture primaire des ailes sont bleu passé. La partie supérieure des grandes plumes de la queue est vert clair brunâtre. La partie inférieure de la queue est de couleur brun clair. Le bec est de couleur corne, la couleur de l'œil est rouge vif avec un cercle de l'iris. Les pattes sont de couleur chair et les ongles de couleur corne.

Pour le reste il ressemble à la couleur sauvage.

Panache

II faut distinguer trois formes de panaché chez le kakariki à front rouge:

1. Une mutation panachée à hérédité autosomique avec des

    caractéristiques dominantes.

    Symbole pour panaché dominant: Pi; forme sauvage Pi+. 

2. Une mutation panachée à hérédité autosomique avec des

    caractéristiques récessives.

    Symbole pour panaché récessif: s; forme sauvage s+

3. Le mottle est une mutation panachée à hérédité autosomique

    avec des caractéristiques récessives.

    Le symbole génétique pour la mottle est mo; forme sauvage mo+

    Ce mutant n'est pas encore présent en Europe.

Les patrons panachés des différentes formes de mutations sont très variables. Pour les éleveurs, il est donc difficile de reconnaître les différents types de panachés. Pour cette raison je vais commencer par les caractéristiques principales des différents types de panachés.
Pour toute clarification: les descriptions ci-dessous servent uniquement comme moyen d'aide lors de la fixation du type de panaché et ne peuvent donc pas être employées comme description standard du type de panaché concerné.

Brève description du panaché dominant

A l'arrière de la tête, il y a une tache jaune variable, qui a souvent la forme d'un T en majuscule sur la tête. Le dos, poitrine, ventre, flancs et la région anale sont de couleur verte, mais interrompu par des champs de plumes jaunes irréguliers, surtout autour et entre l'implantation des pattes. En général cela va ensemble avec une ou plusieurs plumes de teinte jaune dans les ailes ou queue.
Le patron du panaché est très variable, mais rarement plus de 50 % de la totalité et parfois il est présent de manière minimale. Le bec est de couleur bleu acier pâle avec la pointe foncée, les pattes sont gris brun ou panachées et les ongles varient de gris à couleur corne. Pour le reste, identique à la couleur sauvage.

Brève description du panaché récessif

En opposition aux panachés dominant, les panaches récessifs ont un patron de panaché plus stable et plus uniforme. Tout comme chez le panaché dominant, le patron de panaché est variable, mais toujours au-dessus de 50%. La plus grande partie du plumage du corps est donc jaune. Les rémiges des panachés récessifs sont le plus souvent, toujours sans pigments et égales de couleurs. Il y a des panachés récessifs avec un plumage du corps totalement jaune uni. La couleur de l'œil est foncée mais variable en teinte et ceci dépendamment du pourcentage de panaché. La couleur du bec est fortement pâlie à la base et vire vers la couleur corne. Les pattes sont de couleur chair ou panaché et les ongles de couleur corne.

Pour le reste, identique à la couleur sauvage.

Remarque: les panachés récessifs split montrent souvent une petite tache jaune à l'arrière de la tête.

Brève description du mottle

Le mottle est une forme de panaché qui n'apparaît qu'après la première grande mue. Ces oiseaux sortent du nid comme des oiseaux normaux sans aucune trace de panaché, mais après la première mue, des parties de plumes panachées font leur apparition de manière croissante et ceci aussi bien sur le corps que sur les ailes. Ce qui est singulier, c'est qu'il n'y a pas de formation de panaché dans les rémiges. Chez ce type de panaché, toutes les rémiges sont donc totalement pigmentées. De même, le cercle de l'œil est nettement présent.

Lutino

Personnellement, je pense que chez cette forme d'apparition, il ne s'agit pas d'un vrai lutino mais bien d'un pseudo ino. Dans la biologie on appelle ceci une copie feno. Lorsqu'on accouple un tel mâle "lutino" à une femelle de couleur sauvage, on en sort 100% de femelles cinnamon. Si l'on accouple ensuite ce mâle "lutino" à une femelle fallow alors on obtient des mâles fallow et des femelles lutino. Ces deux accouplements nous montrent que ce mâle "lutino" est en fait un CinnamonFallow. Il y a pourtant un mais. Un pareil "lutino" devrait avoir en fin de compte un reflet brunâtre, mais ceci n'est pas toujours le cas. Par contre, en général ces oiseaux ont un jaune moins profond que par exemple les ondulées lutino, et qu'ils montrent même dans certains cas
un jaune pâle et dans certains autres cas le jaune â un reflet brunâtre passé.
Un autre fait est que lorsqu'on accouple "lutino x lutino", il arrive parfois que certains jeunes aient quelques plumes qui ressemblent au cinnamon clair et parfois même un petit champ de plumes vertes dans le cou. Ce dernier se voit aussi parfois chez les fallows.

Une explication possible pour cette pseudo forme lutino est que nous avons affaire ici avec une combinaison de mutations d'un mutant tyrosinase négatif avec un mutant du locus TRP1 (cin), (TRP1 = TyrosinaseRelatedProtein) mais je ne veux pas dire que ceci est la bonne réponse. Loin de là, car sur ce point, beaucoup plus de recherches ciblées sont nécessaires, mais connaissant le monde des psittacidés, il sera extrêmement difficile d'avoir une collaboration pour faire ces recherches.

Les détenteurs de kakarikis lutino vont maintenant me dire qu'il existe bien des oiseaux lutinos d'une couleur bien profonde. Ceci est correct, mais dans ce cas, on a alors à coté de la mutation combinaison de la CinnamonFallow, introduit les variétés de couleurs du panachée dominant et du panachée récessif.

 

Texte: H.W.J.  van der Linden