LES ARATINGAS (14)

 

Conure à masque rouge 

Aratinga erythrogenys (Lesson, 1844)

 

Répartition

L’ouest de l’Equateur, le nord-ouest du Pérou

 

Description

Taille 33 cm.

Mâle et femelle : front, la totalité de la partie supérieure du crâne jusqu’à la couleur verte de l’arrière de la tête, les lores, la zone des yeux, les oreillons et la partie supérieure des joues sont d’un rouge vif. La couleur générale du plumage est verte; l’arrière de la tête, le cou, le manteau, la nuque, les couvertures alaires, le dos, le croupion et la couverture sus-caudale sont d’une couleur vert gazon foncé. Le vert du cou est parsemé de petites plumes rouges, le rabat, la poitrine, le ventre, les flancs, la partie supérieure des cuisses, la zone anale et les couvertures sous-caudales sont d’un vert gazon; la partie inférieure des cuisses est d’un rouge vif. Les rémiges primaires sont d’un vert gazon foncé, les extrémités ont un reflet gris foncé. Le coude des ailes, le bord des ailes et les petites sus-alaires portent de petites plumes d’un rouge vif. La partie supérieure des rectrices est d’un vert gazon foncé, le dessous de la queue est d’un jaune mat. Les yeux sont foncés avec les iris d’un brun jaunâtre. Anneaux oculaires nus de couleur crème fraiche. Le bec est de couleur corne. Les pattes sont grises avec les ongles gris foncés.

 

Biotope

Différents milieux variant des bois feuillus aux savanes aérées plantées de buissons jusqu’à des altitudes de 500 m. Aussi aux bords des forêts tropicales humides et des zones habitées.

 

Statut de la population sauvage

Encore assez nombreuses, en diminution dans certaines régions.

 

Comportement dans la nature

Le plus souvent en petits groupes d’une dizaine d’oiseaux, rarement en couple, uniquement pendant la période d’élevage. Elles mènent une vie de nomade, peu de choses sont connues concernant le comportement pendant la couvée. Elles se nourrissent de baies et probablement aussi de graines diverses, de fruits.

 

Informations générales

Ces perruches se rencontrent surtout chez les vrais amateurs d’aratingas, pas d’une façon isolée. Avec de la patience et un peu de peine on peut y arriver. Il y a déjà eu des résultats d’élevages. Le premier en 1925 en Angleterre. Cet oiseau peut être tenu en solitaire dans une cage spacieuse, il est rapidement calme et peut même apprendre quelques mots.

 

Dispositions légales

La conure à masque rouge est considérée comme vulnérable par la Convention de Washington et apparaît dès lors à l'annexe II de la Cites.

 

Comportement en volière

Après acclimatation c’est un oiseau solide pour volière, qui peut supporter un peu de gel, mais il est très sensible au gel des orteils. Assez farouche et pourtant de nature assez réservé, curieux et joueur, surtout s’ils se sent en confiance. En captivité les jeunes oiseaux perdent rapidement la crainte et peuvent être très attachés à leur soigneur. De toutes les espèces d’aratingas c’est celle qui reconnait le mieux la voie humaine. Elle est moyennement mordante, elle est bruyante surtout le matin, elle dort dans le nid, aime se baigner. Très agressive pendant la période d’élevage vis à vis d’autres oiseaux.

 

Investissement et soins

De préférence à tenir en couple pendant toute l’année en volière métallique de 3 x 1 x 2 m. avec abri de nuit de minimum 1,5 x 1 x 2 m., dans lequel il faut tenir durant les périodes de gel une température au dessus du zéro avec un éclairage d’environ 12 heures par jour. Le nichoir est placé dans l’abri et aura comme dimensions 60 cm de hauteur et 25 cm de diamètre intérieur, épaisseur des parois 3 cm;, diamètre du trou d’accès 7 cm. Sur le fond on place une couche de copeaux de bois, pas de tourbe pour éviter les moisissures, le nid reste toute l’année car il sert de dortoir. Les volières contigües doivent être séparées par une cloison non transparente, prévoir un double grillage. Il faut régulièrement fournir des branches fraiches. Journellement il faut placer un récipient afin que les oiseaux puissent se baigner.

 

Nourriture

Comme base on peut prévoir un mélange pour grandes perruches où l’on trouve du blé, de l’orge, de l’avoine, du paddy, du dari blanc et rouge, du niger, diverses sortes de millet, de l’alpiste, du chanvre, du tournesol à raison de 10 à 15 %. Des graines trempées ou germées peuvent être données. Des épis de maïs, de blé et d’avoine sont très appréciés, ainsi que d’autres graines sauvages. En plus des fruits comme des pommes, des baies du rosier du Japon, des baies de sorbier et les autres fruits de saison. Des légumes comme des carottes, des concombres et des feuilles diverses. De temps en temps on peut donner du riz cuit avec des raisins, cette préparation sera très appréciée par les oiseaux. Ces oiseaux aiment les jus de fruits ainsi que de l’eau avec du miel, de préférence donnez cela dans de petites bouteilles fontaines. Journellement il faut fournir de la pâtée aux œufs et y ajouter un peu de pâtée pour insectivores, il ne faut pas exagérer avec les quantités. Remplacer journellement l’eau de boisson, n’oubliez pas les minéraux et les vitamines, du grit et des écailles. Pendant la période d’élevage il faut fournir la même nourriture mais en augmentant la pâtée, du vieux pain trempé au lait sera aussi apprécié.

 

Elevage

Le plus difficile est de constituer un couple en harmonie parfaite. Le dimorphisme sexuel est inexistant l’examen endoscopique ou ADN est conseillé afin d’être certain. Pour débuter l’élevage les oiseaux doivent avoir deux ans. Ces conures arrivent tardivement en condition d’habitude en mai parfois plus tard. De nombreuses fréquentations du nid sont l’indice d’une couvée possible. La femelle pond 4 œufs, parfois 5, à deux jours d’intervalle. Elle couve seule pendant 23 jours, les jeunes quittent le nid après 7 semaines.

Après 15 jours les jeunes doivent être bagués avec du 6 mm. A la sortie du nid les jeunes dans leur ensemble ressemblent aux parents, mais le masque rouge et le rouge du coude des ailes et du bord des ailes se limite à quelques petites plumes rouges, l’iris est brunâtre. Trois à quatre semaines après avoir quitté le nid ils sont indépendants. Il n’y a qu’une couvée par an.

 

Mutations: il n’y en a pas.

 

Texte: H.W.J. van der Linden