LES ARATINGAS (8)

 

La conure cuivrée ou conure de St-Thomas

Aratinga pertinax (Linnaeus, 1758)

 

Description de l’espèce nominale

Taille : 25 cm.

Mâle et femelle : le front, les lores, les joues et le menton montrent un mélange d’orange et de jaune. Derrière le jaune orange du front, commence une zone bleu verdâtre sur la couronne qui continue jusque dans le vert foncé de l’arrière de la tête. La couleur générale du plumage est verte; la nuque, le manteau, les couvertures alaires, le croupion et les plumes du dessus de la queue sont vert foncé; le ventre, les flancs, les cuisses et la région anale sont vert jaunâtre. Au centre du ventre, il y a une zone de dimension variable tachetée de divers tons d’orange. La gorge et la poitrine sont brun olive. Le changement de couleur entre le dessus de la poitrine et le dessous du corps est assez net. Les grandes rémiges sont vertes, le drapeau extérieur jusqu’aux extrémités est bleu prononcé, le drapeau extérieur des rémiges secondaires est aussi bleu prononcé. L’extérieur des grandes plumes de la queue est vert et bleu verdâtre aux extrémités; l’intérieur de celles-ci est d’un jaune olive terne. Les yeux sont assez noirs avec un iris jaune entourés d’un cercle oculaire nu blanc gris. Le bec est gris foncé brunâtre et la cire grise. Les pattes sont grises et les ongles gris noir.

 

 

Sous-espèces

 

Conure à gorge brune

Aratinga pertinax aeruginosa (Linnaeus, 1758)

Répartition: Nord de la Colombie et nord-ouest du Venezuela.

Caractéristiques: Taille d’environ 24 cm.

Donc un peu plus petite que la forme nominale et que l’A. p. arubensis décrite ci-dessous avec laquelle elle a d’ailleurs beaucoup de similitudes. La bande frontale est seulement plus étroite et a une couleur brun jaune. Les côtés de la tête, la gorge et la poitrine sont un peu plus foncés et montrent plus de brun que l’A. p. arubensis. Le cercle oculaire nu est gris blanc et il est entouré de quelques plumes oranges qui ne forment pourtant pas un cercle fermé.

 

 

Conure cuivrée/à gorge brune d’Aruba

Aratinga pertinax arubensis  (Hartert, 1892)

Répartition: Aruba

Caractéristiques: Taille de 25 cm.

Couleur générale du plumage comme la forme nominale. Le ventre est seulement teinté légèrement d’orange. Le front est jaune pâle. Le crâne est bleu verdâtre pour passer sur l’arrière de la tête au même vert foncé que sur le dos. La gorge et le dessus de la poitrine sont jaune brun. Les lores, les joues et les côtés de la tête montrent un mélange de brun clair et d’orange très terne. Une exception : les plumes de la zone auriculaire sont jaunes avec une large bande brune. Autour des yeux, les cercles oculaires nus blanc grisâtre entourés d’un anneau asymétrique de plumes d’un orange jaune clair donnent l’impression de lunettes. Cet anneau est plus large en dessous et derrière l’œil qu’au-dessus. Pour le reste, semblable à la forme nominale.

 

 

Conure cuivrée/à gorge brune du Brésil

Aratinga pertinax chrysogenys (Massena & Souancé, 1854)

Répartition: Nord-ouest du Brésil

Caractéristiques: Taille d’environ 24 cm.

Ressemble à l’A. p. aeruginosa, mais toutes les couleurs de cette sous-espèce sont plus foncées. Les plumes du dos et les couvertures alaires sont plutôt vert foncé. L’orange sur le ventre est également plus foncé et est aussi plus étendu jusqu’aux cuisses. La bande frontale étroite est brune, ainsi que les joues, les lores et la zone auriculaire. Autour du cercle oculaire nu blanc gris se dessine un anneau asymétrique très étroit de plumes jaunes, qui s’agrandit derrière l’œil. La couronne et le crâne sont bleus. La gorge et la poitrine sont brun foncé. Le brun s’étend jusqu’au-dessus de l’œil. Les extrémités des grandes rémiges sont bleu foncé. Le bec est assez noir et la cire grise.

 

 

Conure cuivrée/à gorge brune de Guyane

Aratinga pertinax chrysophrys (Swainson, 1838)

Répartition: Sud-est du Venezuela, l’extrême nord du Brésil et la Guyane.

Caractéristiques: Taille de 24 cm.

Ressemble à l’A. p. aeruginosa. Le front est d’un jaune brunâtre terne qui intègre le bleu verdâtre de l’avant de la couronne. Les lores, les joues et la zone auriculaire sont brun clair. Le cou et le dessus de la poitrine sont brun olive. Les lunettes orange jaune sont présentes autour des yeux. Les extrémités des grandes rémiges montrent bleu.

 

 

Conure cuivrée/à gorge brune de Sinu

Aratinga pertinax griseipecta (Meyer de Schauensee, 1950)

Répartition: Le long des rives de la rivière Sinu au nord-est de la Colombie.

Caractéristiques: Taille d’environ 24 cm.

Chez l’A. p. griseipecta, le bleu verdâtre de la tête est limité à une petite tache sur la couronne. Les joues, la gorge et le dessus de la poitrine sont gris vert pour devenir progressivement vert gazon clair sur le dessous du corps. Il n’y a pas de bleu sur les extrémités des rémiges et pas d’orange sur la zone auriculaire et sur le dessous du corps. Pour le reste, semblable à l’A. p. aeruginosa.

L’existence de cette sous-espèce est controversée.

 

 

Conure cuivrée/à gorge brune de Colombie

Aratinga pertinax lehmanni (Dugand, 1943)

Répartition: Est de la Colombie et la zone orientale limitrophe au Venezuela jusqu’à Orinoco.

Caractéristiques : Taille d’environ 24 cm.

Cette sous-espèce présente également beaucoup de similitudes avec l’A. p. aeruginosa. Le front montre une bande frontale brune puis une petite zone bleue, verdâtre sur la couronne qui se répand dans la couleur générale du plumage. Les séparations de couleur ne sont pas nettes et se mélangent les unes aux autres. La zone auriculaire, les joues, la gorge et la poitrine sont brunes. Les petites plumes de la zone auriculaire sont jaunes avec des reflets bruns, l’impression générale de couleur diffère malgré tout fort peu de la couleur des joues. Les lunettes, jaune orange, autour des yeux sont assez larges et ressemblent à celles de l’A. p. arubensis, le jaune orange autour de l’œil est souvent interrompu au-dessus de celui-ci. Les rémiges et les extrémités des rectrices montrent sensiblement moins de bleu que la race nominale et que la plupart des sous-espèces. Dans la queue, le bleu se limite aux extrémités des deux plumes centrales de la queue.

 

 

Conure cuivrée/à gorge brune de Margarita

Aratinga pertinax margaritensis (Cory, 1918)

Répartition: Les îles Margarita et Los Frailes au nord du Venezuela.

Caractéristiques: Taille d’environ 25 cm.

Comme l’A. p. aeruginosa, la bande frontale étroite est cependant d’un blanc sale (blanc avec un voile brun jaune), y attenant une zone un peu plus large bleu verdâtre jusqu’au début de la couronne environ pour rejoindre la couleur générale du plumage. Les lores, les joues et la zone auriculaire sont brun olive. L’œil est entouré d’une bande étroite jaune. La gorge et le dessus de la poitrine sont légèrement brun olivâtre. Le dessous de la poitrine et le ventre est vert, mais entre les pattes et sur les cuisses, il y a des taches vert jaune.

 

 

Conure cuivrée/à gorge brune à lunettes

Aratinga pertinax ocularis (Sclater & Salvin, 1864)

Répartition: Ouest de Panama

Caractéristiques : Taille d’environ 24 cm.

La bande frontale étroite, les lores et la zone auriculaire sont brun foncé. Les plumes du crâne sont vert foncé, parsemées par-ci par-là d’un peu de bleu et à partir de la nuque, elles sont de la couleur générale du plumage. Le trait jaune orange devant, dessous et derrière l’œil se prolonge environ jusqu’à la zone auriculaire. Le trait sous l’œil est assez bien marqué et y est plus large. La gorge et le dessus de la poitrine sont bruns. Ce brun se mélange dans le vert jaune du dessous du corps avec une lueur d’orange sur le ventre.

Pour le reste, semblable à l’A. p aeruginosa.

 

 

Conure cuivrée/à gorge brune de Tapajos

Aratinga pertinax paraensis (Sick, 1959)

Répartition: Nord du Brésil

Caractéristiques: Taille d’environ 24 cm.

Le front et le crâne sont vert bleu jusqu’à la couronne. Les plumes de l’arrière de la tête et la nuque sont vert foncé avec un très fin liseré jaune brun. Le manteau, les couvertures alaires, le croupion et les plumes du dessus de la queue sont vert foncé. Les côtés de la tête sont d’un brun éclatant. Le plumage de la zone auriculaire, les sourcils et les lores sont brun foncé. L’iris est rouge orange. Sous la peau nue autour de l’œil, se dessine un trait assez large de plumes, jaune orange. La gorge et la poitrine sont d’un brun intense et le ventre d’un orange jaune profond. L’espace entre ces deux zones montre un mélange de vert et de brun. Les flancs, les cuisses et la région anale sont vert jaune. Le dessous des grandes rectrices sont jaune verdâtre Le drapeau extérieur des grandes rémiges sont bleu foncé. Pour le reste, semblable à l’A. p. aeruginosa.

 

 

Conure de St-Thomas

Aratinga pertinax pertinax  (Linnaeus, 1758)

Répartition: Curaçao, St-Thomas.

Nomenclature et caractéristiques: voir forme nominale.

 

 

Conure cuivrée/à gorge brune du Surinam

Aratinga pertinax surinama (Zimmer & Phelps, 1951)

Répartition: Le Surinam, les régions du nord de la Guyane et la Guyane française ainsi que le sud-est du Venezuela.

Caractéristiques: Taille de 24 cm.

Fort semblable à l’A. p. chrysophrys, mais la bande frontale étroite est jaune maïs (jaune intense). L’orange sur les côtés de la tête s’étend jusqu’aux joues et en direction de la mandibule inférieure et des lores. La couleur de la gorge et de la poitrine varie d’un vert jaunâtre à un brun jaunâtre. Le vert du ventre est plus clair et montre plus de vert jaune que l’A. p. chrysophrys.

 

 

Conure cuivrée/à gorge brune de Tortuga

Aratinga pertinax tortugensis (Cory, 1909)

Répartition: Tortuga

Caractéristiques: Taille d’environ 26 cm.

Cette sous-espèce possède une bande frontale étroite jaune pâle qui se prolonge sur la tête par une zone bleu verdâtre assez large pour se fondre ensuite dans la couleur générale du plumage. Les côtés de la tête présentent un mélange de brun et d’orange où le brun est majoritaire (plumes de couleur orange avec un large bord brun). Les plumes de la zone auriculaire sont pourtant plus jaunes avec un reflet brun. Les cercles oculaires nus gris blanc sont entourés de lunettes jaunes asymétriques assez larges et nettement dessinées, plus larges sous l’œil. La gorge est brune et la poitrine est brun olive. Les grandes rémiges ne montrent que peu de bleu sur le miroir alaire. Les plumes du dessous de l’aile sont vert clair jaunâtre. Pour le reste, semblable à l’A. p. aeruginosa.

 

 

Conure cuivrée/à gorge brune du Venezuela

Aratinga pertinax venezuelae (Zimmer & Phelps, 1951)

Répartition: Le Venezuela excepté l’extrême nord-ouest.

Caractéristiques: Taille d’environ 24 cm.

La couleur de la tête ressemble à l’A. p. margaritensis mais avec une bande frontale presque blanche et l’avant de la couronne vert bleuâtre. La zone auriculaire, les joues et les lores sont brun mat. La gorge et le dessus de la poitrine sont brun olive pâle. Le manteau et les plumes du dos sont plus vert gazon que vert foncé. Le ventre ne présente que peu d’orange. Les drapeaux des grandes rémiges possèdent un voile bleu. Les rectrices sont jaunes à la base. Le bec est gris noir.

 

 

Conure Bonaire

Aratinga pertinax xanthogenia (Bonaparte, 1850)

Répartition: Bonaire

Caractéristiques: Taille de 25 cm.

Fort semblable à l’espèce nominale A. p. pertinax. Le jaune orange du masque s’étend jusqu’à l’avant de la couronne et jusqu’au cou. Dans la nuque, quelques plumes jaunes sont souvent visibles. La grandeur du masque jaune orange varie fortement et s’étale parfois sur toute la tête. La zone bleu verdâtre sur la tête est absente.

 

 

Biotope

Différents milieux vitaux : steppes ouvertes sèches à demi-sèches et savanes couvertes de fourrés, de cactus et d’arbres feuillus, surtout des acacias; bois ouverts de feuillus et zones avec des mangroves sur les contreforts les plus bas jusqu’à 450 m, parfois plus haut (A. p. venezuelae), le long des bords de rivières et des petits cours d’eau aux portes de la forêt tropicale; mais également les zones agricoles constituent les endroits favoris des espèces de conure cuivrée, surtout les champs de blé, de maïs et les plantations de fruit. Les forêts denses sont par contre évitées.

 

Etat de la population sauvage

Stable, localement en légère augmentation.

 

Mode de vie

C’est en petits groupes de quatre à vingt oiseaux qu’ils partent à la recherche de nourriture. Les oiseaux passent la nuit dans des arbres dortoirs, souvent par groupes de 100 et plus. Ils ne se déplacent que localement. Certaines sous-espèces se dirigent de décembre à mai vers des territoires plus humides (l’A. p. aeruginosa). L’A. p. ocularis entreprend en fonction de la saison de plus grands voyages.

Leur alimentation se compose de graines, de légumineuses sauvages, de fruits de cactus et d’arbres, comme le corossol, les mangues et les nèfles. En période de récolte, ce sont des visiteurs assidus des champs et des plantations.

La saison de reproduction diffère en fonction de l’endroit et se déroule par définition lors de la période des pluies car c’est alors que l’offre en nourriture est la plus grande. Certaines sous-espèces cependant (l’A. p. pertinax, l’A. p. chrysophrys et l’A. p. xanthogenia) se reproduisent toute l’année. L’A. p. surinama ne se reproduit pas les mois de février, mai, octobre et décembre.

Durant la période de reproduction, les oiseaux forment souvent de petites colonies séparées de quatre jusqu’à tout au plus sept couples et nichent proches l’un de l’autre. Ils creusent souvent eux-mêmes leur nid dans les termitières, mais on en trouve régulièrement dans des cavités dans des murs calcaires, dans des crevasses dans la roche et dans des trous dans des troncs d’arbres vermoulus.

 

Informations générales

Comme on peut le voir dans l’énumération ci-dessus, jusqu’à 14 sous-espèces sont répertoriées. Les différences principales ont attrait aux couleurs et leur disposition sur la tête. Certaines sous-espèces sont un peu plus ou un peu moins oranges sur le ventre ou montrent un peu moins de bleu sur les rémiges. La plupart des sous-espèces diffère néanmoins que peu l’une de l’autre. Lors de l’achat d’une sous-espèce déterminée, l’affaire est corsée pour distinguer les caractéristiques de la race.

 

La conure à gorge brune (A. p. aeruginosa) a été régulièrement importée dans le passé et si l’on s’en donne la peine, on peut encore la trouver. Pour cette sous-espèce, plusieurs résultats positifs de reproduction sont connus, le premier déjà en 1908 en Angleterre.

La conure cuivrée d’Aruba (A. p. arubensis) n’est rencontrée que sporadiquement chez les éleveurs. Un succès de reproduction est connu en Hollande, plus de données manquent cependant.

Au sujet de la conure cuivrée du Brésil (A. p. chrysogenys), presque rien n’est connu. Elle ne se trouve probablement pas en Europe. Aucun résultat de reproduction n’est connu.

La conure cuivrée de Guyane (A. p. chrysophrys) appartient aux représentants du groupe des conures cuivrées les plus importés. Malgré tout, on ne les rencontre que de temps en temps chez les éleveurs. Premier résultat de reproduction en 1955 en Angleterre.

La conure cuivrée de Sinu (A. p. griseipecta) a été décrite en fonction de deux individus seulement. Son observation dans la nature n’a pas encore réussi jusqu’à présent de sorte que la validité de cette sous-espèce est controversée.

La conure cuivrée de Colombie (A. p. lehmanni) se retrouve de temps en temps dans les élevages depuis quelques années. Plusieurs résultats de reproduction sont connus, le premier date de 1981 en France.

Au sujet des importations en Europe de la conure cuivrée de Margarita (A. p. margaritensis), rien n’est connu.

La conure cuivrée à lunettes (A. p. ocularis) ne se rencontre qu’accidentellement dans le milieu des éleveurs. On connaît plusieurs résultats de reproduction, le premier date de 1915 en Angleterre.

De la conure cuivrée de Tapajos (A. p. paraensis), aucune importation en Europe n’est connue.

Pratiquement tous les oiseaux qui sont vendus comme des conures cuivrées (A. p. pertinax) appartiennent aux espèces chrysophrys, venezuelae, aeruginosa, tortugensis ou surinama. Les conures cuivrées de la race nominale sont rares dans les volières des amateurs européens d’aratingas. Elles se sont reproduites plusieurs fois en captivité, cela réussit la première fois en 1949 aux USA.

La conure cuivrée du Surinam (A. p. surinama) ne se retrouve nulle part en Europe excepté aux Pays-Bas et en Belgique. La reproduction de cette sous-espèce a été couronnée de succès aux Pays-Bas mais le moment précis n’est pas connu.

La conure cuivrée de Tortuga (A. p. tortugensis) n’est présente que rarement dans les collections européennes mais à ce que je sais, pas aux Pays-Bas. Des résultats de reproduction de cette sous-espèce sont bien connus, le premier en 1980 en France.

La conure cuivrée du Venezuela (A. p. venezuelae) appartient à la race la plus importée. Toutefois, cette sous-espèce n’est que rarement reconnue en tant que tel. Elle est souvent confondue avec la conure cuivrée de Guyane, bien qu’elle s’en distingue clairement (voir descriptions des sous-espèces). Des résultats de reproduction n’ont été publiés que sporadiquement, la date du premier résultat est inconnue.

La conure Bonaire (A. p. xanthogenia) ne se retrouve que sporadiquement chez les éleveurs. L’élevage de cette sous-espèce s’est passé en Hollande en 1983. Probablement, c’était le premier résultat de reproduction avec cette sous-espèce.

Toutes les races de conures cuivrées importées en Europe peuvent être tenues solitairement dans une grande cage comme animal de compagnie.

 

Réglementation européenne en matière de détention et de commerce d’espèces végétales et animales menacées à l’état sauvage

Les membres appartenant au groupe des conures cuivrées sont repris dans l’Annexe B de la législation européenne.

Dans le règlement (UE) nr. 338/97, les règles sont établies en matière d’import, d’export, de réexportation, de transit, de transfert de propriété et de transactions commerciales.

 

Comportement

Toutes les espèces de conures cuivrées sont des oiseaux assez solides après adaptation, mais ils ne résistent pas au gel. Initialement assez craintifs, ils deviennent à la longue plus calmes pour se débarrasser finalement totalement de leur peur. Ils passent volontiers la nuit dans leur nid. Bruyants de nature, souvent dérangeants pour l’entourage, il vaut mieux ne pas les mettre dehors dans des endroits fort habités. Toutes les espèces de conures cuivrées sont de gros rongeurs, surtout les sous-espèces aeruginosa, pertinax et venezuelae sont connues pour détruire tout ce qui porte le nom de bois. Toutes les espèces de conures cuivrées importées en Europe, démontré dans la pratique, peuvent être mises ensemble en dehors de la période de reproduction, pour autant que la volière soit suffisamment grande. Le logement commun avec d’autres espèces de grandeur similaire ne génère en principe pas de problème. En dehors de la période de reproduction, ils ne se baignent que très peu. Les sous-espèces surinama et venezuelae sont des exceptions car elles prennent régulièrement un bain.

 

Logement et soins

Les installer de préférence en couple, dans des volières extérieures en métal avec un abri attenant qui ne peut pas geler pendant la période froid ; dimensions minimales de la volière (L x l x h) 2,5 x 1 x 2 m, abri intérieur de minimum (L x l x h) 1,5 x 1 x 2 m.  Régler le programmateur, de telle manière, que les oiseaux ont 12 heures de lumière. Bien que plusieurs sous-espèces de la conure cuivrée dans la nature creusent une cavité dans une termitière pour y nicher, ils acceptent facilement les nichoirs naturels aux parois épaisses mais aussi ceux fabriqués maison en bois dur, de préférence avec un couloir d’accès ; 40 à 60 cm de haut, diamètre de 20 à 25 cm, trou d’envol de 6 à 7 cm. Un saule à moitié pourri peut parfois offrir une solution dans lequel les oiseaux peuvent construire eux-mêmes leur nid. Les nichoirs enveloppés de terre glaise ou plâtrés d’un mélange de terre glaise, de sable, d’eau et d’un peu de plâtre, pour ressembler autant que faire se peut à une termitière, semblent donner de bons résultats dans la pratique. Si les oiseaux acceptent d’y dormir, les chances augmentent considérablement qu’ils y nichent aussi. Toujours accrocher le nid dans la pénombre et le placer hors de vue. Sur le fond du nid, déposer une couche de bois vermoulu ou des copeaux de bois ou un mélange des deux.

Leur distribuer régulièrement des branches fraîches à déchiqueter, par exemple des branches de saule ou des branches non traitées d’arbres fruitiers. Leur fournir chaque jour de l’eau de baignade fraîche bien que la plupart des sous-espèces n’en feront aucun usage.

 

Alimentation

Comme nourriture de base, nous donnons à ces oiseaux un mélange pour grandes perruches dans lequel on retrouve les graines suivantes: blé, avoine, riz paddy, dari rouge et blanc, niger, divers millets, alpiste, chanvre, carthame, et un petit pourcentage de graines de tournesol. Les graines peuvent aussi être données trempées ou germées. Nous leur fournissons en plus une bonne pâtée aux œufs, éventuellement complétée d’une pâtée universelle dans laquelle sont intégrés des insectes séchés ou des œufs de fourmi, le tout intimement mêlé avec des graines cuites ou germées. Et en plus, quotidiennement des fruits comme un morceau de pomme ou d’orange et si disponible, des mangues. Toutes sortes de verdures comme des carottes, du mouron des oiseaux, de l’endive, des chicons ou du chou frisé sont acceptés avec plaisir. On peut également leur donner quotidiennement un morceau d’épi de maïs mi-mûr, mais aussi des graines d’herbes sauvages et des épis mi-mûrs de blé et d’avoine. On peut également encore leur présenter deux ou trois vers de farine par jour, ceci pour augmenter la quantité de protéines animales dans leur nourriture. Si les oiseaux ne connaissent pas les vers de farine, cela peut prendre du temps avant qu’ils ne les mangent. Les conures sont bien connues pour leur comportement conservateur vis-à-vis de la nourriture. Il est possible que cela dure des semaines avant qu’ils ne se décident.

De l’eau fraîche, du grit et un bloc minéral doivent toujours être tenus à leur disposition.

En période de reproduction, il faut leur fournir la même nourriture, mais de la pâtée aux œufs en quantité illimitée, ce qui veut dire autant que les oiseaux veulent en absorber. S’il y a des jeunes, on peut y ajouter quelques œufs frais de fourmis et progressivement quelques vers de farine.

 

Elevage

Avec les sous-espèces détenues ici en captivité, des résultats accidentels de reproduction ont été obtenus. Une exception vaut pour la conure cuivrée de Guyane (A. p. chrysophrys) qui est régulièrement élevée pour la reproduction. Ceci est surtout imputable à la rareté générale de ces oiseaux, car l’élevage proprement dit ne pose que peu de problèmes. Les conures cuivrées qui sont destinées à la reproduction doivent avoir 2 ans minimum, mais cela peut durer plus longtemps avant qu’elles ne s’apprêtent à nicher. Il n’y a pas de dimorphisme sexuel. Pour être sûr du sexe des oiseaux, il faut les faire sexer.

La saison de reproduction pour ces oiseaux commence au début de l’année. Les œufs sont pondus tous les deux jours. Ponte de 3 à 4 œufs, parfois jusqu’à 6. La femelle couve seule. La couvaison dure 23 jours. Quand les premières plumes sortent, les jeunes doivent être bagués en 6 mm. A l’âge de six semaines, les jeunes oiseaux sont presque totalement plumés. Ils quittent le nid après environ sept semaines. Les jeunes ressemblent aux parents, mais ils sont un peu plus petits, ils ont des couleurs plus ternes et leur iris est brun. Une semaine après avoir quitté le nid, les jeunes commencent à se nourrir eux-mêmes pour être entièrement indépendants après trois semaines environ. Plusieurs nichées par an ont déjà été renseignées.

 

Mutations: aucune

 

Texte: H.W.J. van der Linden