Perruche dorée (Conure dorée)

Guarouba guarouba (Gmelin 1788)

 

 

Répartition: Nord-est du Brésil

 

Description

Format: 34 cm. 

Plumage identique pour le mâle et la femelle jaune doré, les rémiges secondaires sont vertes foncées. Le remarquable bec est dans l’ensemble de couleur corne, la base de la partie supérieure du bec est teintée de gris bleu et pourvu sur le bout d’un point foncé. Yeux noirs avec iris brun. Anneau oculaire nu blanc.  Pattes couleur chair, ongles gris.

 

Biotope

Les conures dorées sont des habitantes des forêts humides

 

Population sauvage

Menace d’extinction à cause des déboisements continus

 

Vie dans la nature

En couple ou en petits groupes, en compagnie d’autres psittacidés, elles se tiennent plutôt dans le sommet des arbres. La nourriture est à base de fruits divers, de baies, de noix et de graines. Pendant l’élevage les couples se séparent.  Elles nichent dans les cavités des arbres morts. Il peut y avoir de deux à trois oeufs.

 

Informations générales

Anciennement elles étaient classées dans les aratingas.  Sa forme, sa couleur et son comportement justifient sa classification propre.  Les premiers résultats d’élevages datent de 1939 au Sri Lanka

 

Comportement

Bien acclimaté en captivité ces oiseaux sont très solides mais ne résistent pas au froid, ils sont très sensibles aux maladies dues au froid. Au début très craintives mais très rapidement confiantes à leur soigneur, calmes, curieuses, intelligentes et joueuses, très bruyantes pour le voisinage.

Très sensibles aux changements, dans et aux alentours de la volière. Elles peuvent s’adonner au picage souvent dû à un problème psychique. Elles sont des mordantes moyennes, elles aiment se baigner mais préfèrent se mouiller sous la pluie, la nuit elles dorment dans le nid. Pendant l’élevage elles sont sensibles aux visites du nid et peuvent être très agressives.

 

Logement et soins

Par couple en volière spacieuse de 4 x 2 x 2 m pourvue d’un grillage solide, l’abri de nuit de 2 x 2 x 2 m. qui par temps froid doit pouvoir être chauffé à environ 15° C, le degré d’humidité doit être maintenu aux environs de 60 %, l’éclairage doit être prévu pour 12 heures. Ces oiseaux n’attachent pas beaucoup d’importance au nid probablement parce qu’ils y passent la nuit toute l’année, ils ne veulent pas rester au perchoir.  Ils acceptent aussi bien un bloc naturel qu’un nid fabriqué, le modèle horizontal est admis.  Des dimensions valables sont pour un bloc naturel 60 cm de haut, diamètre intérieur 23 cm, épaisseur du bois 6 cm, trou d’accès de 7 cm. Ces dimensions sont valables pour un nid fabriqué. N’oubliez surtout pas l’épaisseur du bois car quand ils sont en condition ce sont de grands mordants. Le fond du nid est garni d’une couche de 5 cm de bois vermoulu. Le nid est placé dans l’endroit le plus sombre de l’abri de nuit. Il est conseillé de placer différents modèles de nid car souvent ils choisissent un autre nid pour l’élevage que celui dans lequel ils dorment. Il faut placer un écran entre des volières contiguës ou minimum un double grillage. Fournir régulièrement des branches fraîches, renouveler journellement l’eau du bain, éventuellement placer un système de pluie.

 

Nourriture

Un mélange pour grande perruche qui contient: du blé, de l’avoine, du padi, du dari rouge et blanc, diverses sortes de millet, du chanvre, du sarrasin, du tournesol, du maïs, ces trois derniers de préférence sous la forme germée, le maïs peut d’abord être bouillit. Ajoutez des noix, des baies, des épis de blé et d’avoine et des graines sauvages. Egalement fournir des fruits comme des pommes et des poires, des oranges, des mandarines, des bananes, des mangues, des kiwis, des melons, des raisins, des baies sauvages, des baies du rosier du Japon (Rosa rugosa).  Comme légumes des carottes, des concombres, du mourron. Journellement de la pâtée à base d’oeufs auquel on peut ajouter en petite quantité de la pâtée pour insectivores, mélangez y des graines germées, des carottes râpées, du sucre de raisins.  Il y a toutefois lieu de rationner ces pâtées. Comme de nature ces oiseaux viennent peu au sol il faut placer la nourriture le plus haut possible dans l’abri de nuit. Les baies, les épis de maïs et de millet peuvent être accrochés dans les branches fournies.

De l’eau fraîche, du grit, des minéraux doivent toujours être à la disposition des oiseaux. La nourriture pendant le temps d’élevage reste la même mais la quantité de pâtée est renforcée.  Lorsqu’il y a les jeunes ajoutez y des oeufs de fourmis et des crevettes séchées. Du pain rassis trempé au lait est aussi apprécié.

 

Elevage

L’élevage avec les perruches dorées a réussi à de multiples reprises mais n’est pas toujours facile. La plupart des jeunes au perchoir viennent de couveuses et élevés à la main. Parfois on place les oeufs sous des parents adoptifs qui les nourrissent pendant environ trois semaines et puis il faut continuer à la main. Les Kakariki à front rouge (Cyanoramphus n. novaezelandiae) semble d’excellents parents adoptifs pour les perruches dorées.

Le sexage des oiseaux n’est possible que par examen endoscopique ou par ADN. Mais même quand on a un mâle et une femelle on n’est pas sauvé, le gros problème est de constituer un couple harmonieux.

Des couples qui se sont formés naturellement jeunes donnent les meilleurs résultats. Les perruches dorées sont en général adultes à trois ans, mais en pratique il faut cinq à six ans pour l’élevage.  La ponte peut débuter en février mais parfois plus tôt. Les oeufs sont pondus à intervalle de trois jours, il y a de 3 à 5 oeufs. Si pour une raison ou autre la ponte est abandonnée la femelle peut en refaire une autre après. La femelle couve seule pendant 23 jours. Elle quitte rarement le nid et est nourrie au nid par le mâle pendant toute la couvaison. Quand les jeunes quittent le nid il faut être très prudent.

Les perruches dorées sont très sensibles aux contrôles de nid et toutes autres perturbations autour du nid, souvent c’est l’abandon des oeufs et des jeunes. Placer donc le bloc de telle façon que l’accès pour le contrôle est aisé. Avec ruse et patience il faut essayer d’arriver aux jeunes, sans gêner les parents.  Lorsque les yeux s’ouvrent, entre la deuxième et la troisième semaine de vie il faut baguer les jeunes avec du 10 mm. Les jeunes quittent le nid après environ sept semaines. Ils sont alors entièrement plumés, mais ils sont encore nettement plus petits que les parents. Ils sont indépendants après trois semaines. Il y a une couvée par an.

 

Mutations

Il n’y en a pas.