PERRUCHE A COLLIER JAUNE

 

Barnardius zonarius semitorquatus (Quoy & Gaimard 1830)

 

Il s’agit une sous-espèce de la perruche Port-Lincoln et elle se différencie de cette dernière par la couleur verte du ventre et les petites plumes rouges au dessus du bec.

 

Habitat: le sud-ouest de l’Australie

 

Description

Taille environ 40 cm

Mâle: Tête et masque: bande frontale cramoisie; menton, bajoues et bas des oreillons violet bleuâtre; reste de la tête noir mat. Ailes: vert brillant, sous alaires bleues, pas de bande sous alaire. Corps: étroit collier jaune sur la nuque, dos et croupion vert brillant; gorge, poitrine et abdomen vert brillant; reste des parties inférieures vert jaunâtre. Queue: rectrices centrales vert foncé marqué de bleu; rectrices latérales bleu pâle avec le bout blanc. Bec: corne grisâtre. Yeux: iris brun. Pattes: grises avec les ongles gris noir.

Femelle: Ressemble au mâle avec la barre frontale plus terne et plus réduite, la tête voilée d’une teinte brunâtre. Généralement pas de bande sous alaire. Bec un peu moins robuste.

Jeunes: Plus ternes que les adultes. Tête teintée de brunâtre. Dos et manteau vert grisâtre. Les jeunes femelles présentent des barres sous alaires, rarement les jeunes mâles.   

 

Biotope

Dans l’extrême du sud-ouest de l’Australie, dans une région assez humide et aussi grande que notre pays dont une partie est boisée par de grands arbres, principalement des eucalyptus. Le climat est comparable à celui de la Méditerranée. On peut aussi les rencontrer dans les régions de cultures et même dans les parcs et jardins.  Souvent en couple mais parfois en petits groupes.  Dans la nature ces perruches se nourrissent en premier lieu de noix, des graines et des fruits des arbres, des herbes sauvages. Elles recueillent le nectar des bourgeons qu’elles écrasent dans le bec. Les graines et les noix sont surtout appréciées à moitié mûres. Elles raffolent des graines et fruits des cultures et cela ne fait pas toujours l’affaire  des cultivateurs.

La période d’élevage va du mois d’août au mois de février. Si le climat est favorable il y aura deux nichées dans l’année. Le nid est une cavité d’arbre, de préférence à grande hauteur. A l’aide de leur puissant bec elles agrandissent les cavités, les déchets de bois ainsi arraché servent de fond de nid. Une ponte peut aller de quatre à sept oeufs, en moyenne il y a quatre oeufs.

 

Investissement et soins

Bien que la perruche à collier jaune fût déjà visible au zoo de Londres en 1862, en volière elle n’est pas si fréquente chez nos éleveurs. La limitation et même l’interdiction des importations en sont les principales causes. Il fallait se contenter des oiseaux présents en Europe et qui de ce fait étaient d’un prix élevé. Heureusement les résultats d’élevage furent assez bons et les prix sont devenus accessibles pour plus d’éleveurs. Ces oiseaux exigent d’assez grands espaces, une volière de 4 à 5 m. n’est pas un luxe. Il ne faut jamais placer des Barnardius côte à côte car elles ont un caractère assez agressif surtout en période d’élevage. Les meilleurs nids pour ces oiseaux sont des blocs naturels de 75 à 90 cm de haut avec un diamètre intérieur de 25 cm et un trou d’accès de 8 cm. Le fond est garni de bois vermoulu et de grosses sciures. Disposez le bloc dans et sur la face avant de l’abri de nuit.

 

Comme nourriture de base ces oiseaux reçoivent un mélange pour grandes perruches. En supplément de la pâtée à base d’oeufs, des verdures, des pommes, des carottes. Les baies du rosier du Japon et du sorbier sont très appréciées. Des écailles et du grit sont indispensables. L’eau de boisson et du bain sont renouvelées quotidiennement. Les branches fraîches ne sont jamais refusées.

 

L’élevage

Le premier élevage connu date de 1881 par Monsieur le Comte Celle de Sprimont en Belgique. Madame la Marquise de Brisay en éleva la même année en France. Jusqu’aux années 6O les résultats d’élevage furent assez rares, depuis 1965 l’élevage se développa surtout en Belgique. La mise en condition se remarque à partir du moment ou les partenaires s’agitent et que le mâle nourrit la femelle. Ceci peut se produire assez tôt dans l’année. Les premiers accouplements ont lieu mais parfois il faut encore attendre pour voir la femelle s’intéresser au nid.  Les oeufs sont pondus à un jour d’intervalle, après le troisième oeuf la femelle couve et ceci pendant 21 jours. Pendant ce temps le mâle nourrit la femelle, il se tient en permanence à proximité du nid.

Les jeunes grandissent rapidement, après dix jours ils peuvent être bagués avec du 6 mm. Les jeunes quittent le nid après cinq semaines. Les premiers jours la femelle nourrit les jeunes, ensuite le mâle participe activement. Dès que les jeunes sont indépendants il faut les retirer. Parfois il y a une deuxième couvée.

 

Mutations

Une mutation bleue est connue en Tchéquie depuis 1980. D’un nid de quatre il y eut deux verts et deux bleus, les parents étaient verts. Si la couleur de la forme sauvage est vert foncé le mutant est bleu foncé, si elle est vert clair le mutant est bleu ciel, la face et le cou sont blanc pur. Le mutant bleu est récessif par rapport à la couleur sauvage. La perruche à collier jaune bleue est encore assez rare.

 

Conclusion

Et la perruche à collier jaune à ventre jaune, où en sommes nous?  Elle n’existe pas. Ceux qui affirment le contraire se trompent, il s’agit alors d’un croisement entre la perruche à collier jaune et une perruche Port-Lincoln. Cette dernière habite au nord de la zone d’habitat de la perruche à collier jaune, dans la zone limite il peut y avoir des croisements qui peuvent varier en couleurs. Dans le sud l’influence de la perruche à collier jaune est plus forte tandis que dans le nord c’est la perruche Port-Lincoln qui l’emporte.

 

En plus de la différence des couleurs les deux sous espèces se différencient aussi par le cri. Celui de la perruche Port-Lincoln se compose de deux sons, celui de la perruche à collier jaune de trois tonalités.  Les bâtards ont le cri de la perruche Port-Lincoln. La perruche à collier jaune de race pure a le ventre vert, la bande rouge au front et un cri à trois tonalités.

 

Texte: H.W.J. van der Linden