Conure Pavouane d’Equateur

Aratinga leucopthalma callogenys (Salvadori, 1891)       

 

L’aratinga leucopthalma callogenys est une sous-espèce de la conure des Guyanes ou conure Pavouane Aratinga leucopthalma (P.L.S. Müller, 1776).

On la  trouve de temps en temps chez des éleveurs avec même quelques résultats d’élevages. Premier succès en 1984 en Allemagne de l’Est.

 

Origine

Est de l’Equateur, Nord-est du Pérou, Nord-ouest du Brésil.

 

Description

Format 32 cm. 

Mâle et femelle: tête, cou, gorge vert gazon foncé; il y a sur ces parties de petites plumes rouges surtout le long des joues. Manteau, couverture alaire, croupion et les rémiges primaires de la queue sont de couleur vert gazon foncé. Poitrine et flancs inférieurs du corps sont d’un vert plus clair. Les grandes sus alaires et les rémiges secondaires sont de couleur vert gazon foncé teintées d’un reflet gris sur les extrémités.  Les petites plumes des ailerons et une trace du coude de l’aile sont d’un rouge vif; les petites plumes des sus-alaires sont rouges; les plumes des grandes sus-alaires sont jaunes. Le côté supérieur des grandes plumes de la queue est de couleur vert gazon foncé, le côté inférieur est de couleur vert olive. Les yeux sont noirs avec l’iris brun orange. L’anneau oculaire nu est de couleur blanc grisâtre.  Bec de couleur corne, les côtés et la pointe de la partie supérieure sont gris foncés. Pattes gris  brunâtre, les ongles gris noir.

 

Biotope

Régions boisées à couverture végétale, les bois à mangliers et les champs de roseaux, les bois ouverts, les palmiers, les régions humides boisées. Les oiseaux sont aussi observés en régions de plaines.

 

Comportement

Ces oiseaux mènent une vie active. Ils vivent en couples ou en groupes familiaux de 10 à 20 individus, on peut rencontrer des groupes de 200. Dans les endroits dortoirs cela peut aller à 500 oiseaux.  Ils vivent surtout de graminées, de fruits, de baies, des noix, des bourgeons, des fruits des cactus, de larves et d’insectes.  La période d’élevage va d’avril à juin, les couples s’isolent et couvent dans les cavités des arbres. Ce sont des oiseaux solides, vivants et joueurs de nature, assez craintifs au départ mais très attachants au soigneur. Dorment dans le nid, ont une forte tendance à ronger, assez bruyants surtout si quelqu’un s’approche de la volière, peuvent gêner le voisinage, adorent se baigner, peuvent être agressif même envers le soigneur surtout lorsqu’il y a des jeunes.

 

Logement et soins

De préférence les tenir en couple dans une volière extérieure métallique de (longueur x largeur x hauteur) 3 x 1 x 2 m avec abri de nuit de 1,5 x 1 x 2 m.  Bien que ces oiseaux supportent quelques degrés sous zéro il est quand même prudent de prévoir un équipement chauffant pour les nuits d’hiver, ainsi qu’un éclairage d’au moins 12 heures par jour. Placez le nid dans l’abri en un endroit exposé au soleil et où le contrôle du nid est facile.  De préférence le nid est un nichoir naturel de 50 à 60 cm de haut, de 25 cm de diamètre intérieur, le trou d’accès a 7 cm de diamètre. Les parois du nid ont au moins 6 cm d’épaisseur. Si vous utilisez un nid construit il faut prévoir 25 x 25 x 50 à 60 cm de hauteur.  Le fond du nid est garni d’une couche de copeaux mélangé à de la sciure, pas de tourbe. Il faut laisser le nid toute l’année car ils y dorment.  En volières intérieures contiguës placer des panneaux de séparation entre les volières et utilisez le double grillage. Il est bon de fournir régulièrement des branches fraîches.  Placer journellement un récipient plat avec de l’eau pour  que les oiseaux puissent se baigner.

 

Nourriture

Comme base un mélange pour grandes perruches dans lequel on trouve du blé, de l’avoine, du paddy, du dari rouge et blanc, du niger, diverses sortes de millet, du chanvre, un peu de tournesol. Des graines germées sont toujours les bienvenues. Des épis de maïs presque mûr, de froment et d’avoine sont très appréciés.  Des graines sauvages, des fruits divers: pommes, poires, bananes, des baies du rosier du Japon; diverses baies, des légumes tels que carottes, betteraves rouges, poivrons sont d’excellents compléments. Journellement il faut fournir de la pâtée à laquelle on ajoute un peu de pâtée insectivore ou aussi des crevettes séchées. De l’eau fraîche, du grit, des minéraux doivent toujours être à disposition. En période d’élevage il faut prévoir la même nourriture mais il faut renforcer la pâtée à base d’oeufs, du pain trempé au lait est également très bon.

 

Élevage

De temps en temps des résultats d’élevage sont communiqués, cela est dû au peu de couples tenus en captivité. Le sexe n’est vraiment décelable que par examen ADN ou par endoscopie. Pour élever les oiseaux doivent avoir au minimum deux ans, mais d’habitude cela dure plus longtemps avant qu’ils ne débutent l’élevage.

Ces oiseaux sont en général tardivement en condition d’élevage, la plupart en mai-juin, parfois plus tard. Les oeufs sont pondus à intervalle de deux jours, il y en a 3 à 4. La femelle couve seule pendant 23 jours.  A la naissance les jeunes sont couverts d’un épais duvet jaune qui avec l’âge devient gris. Les jeunes doivent être bagués après 14 jours avec des bagues de 7 mm. Les jeunes après avoir quitté le nid sont encore nourris pendant un certain temps par le mâle. Ils sont indépendants trois semaines après la sortie du nid. Les jeunes sont entièrement verts, l’iris est foncé. Les jeunes commencent à se colorer après trois mois d’âge.

 

Texte: H.W.J. van der Linden