LES AGAPORNIS

 

3. Agapornis pullarius (Linnaeus, 1758)

 

 

 

Description

Format: environ 15 cm.

Mâle: Front, crâne, joues et plastron rouge orange. Couleur générale du corps vert; poitrine, ventre, flancs et zone anale plus jaunâtre vert, manteau vert. La couverture alaire est verte et donne un reflet martelé. Les grandes rémiges primaires gris foncé teintées de vert. Le bord des ailes depuis le coude de l’aile sont d’un bleu marine foncé avec ici et là quelques petites plumes bleu ciel; petites plumes jaune dans les ailerons.  Les sous sus alaires sont noir.  Le croupion est bleu ciel. Les couvertures sus caudales sont vertes, les couvertures sous caudales plus jaune vert. Les grandes rectrices, qui sont presque entièrement couvertes par les couvertures sus et sous caudales, sont vertes, les rectrices secondaires montrent depuis la base un dessin horizontal de couleur jaune orange rouge et noir. Le bec est de couleur rouge tomate avec à la base une trace blanche. L’anneau oculaire est formé par une bande étroite de petites plumes blanches et bleues.  Les yeux sont brun foncé. Les pattes sont grises, les ongles gris foncé.

Femelle : Front, crâne, joues et plastron orange rouge.  Le bleu des ailes manque. Les sous sus alaires sont vert.  Le reste est identique au mâle.

 

Sous espèces

 

A. p. pullarius - inséparable à face rouge pullaria

Zone de répartition le centre de l’ouest Africain depuis la Guinée jusqu’au nord de l’Angola et aussi dans l’est de l’Afrique Centrale vers le sud-ouest du Soudan, le lac Albert sur la frontière du Congo et de l’Ouganda.  C’est la forme nominale.

 

A. p. ugandae - inséparable à face rouge de l’Ouganda

Zone de répartition : l’est de l’Afrique Centrale depuis le sud-est du Soudan et le sud-ouest de l’Ethiopie et vers le sud jusqu’au sud du Burundi. Le mâle a le croupion bleu ciel clair, chez la femelle il est vert avec un reflet bleu. Le reste est semblable à la forme nominale.

 

Information générale

Le pullaria est rarement tenue en Hollande, un élevage avec succès est connu, il y a peut être une vingtaine d’élevages dans toute l’Europe.

 

Comportement

Agréable et calme, au début assez farouche et peureux, peu bruyant, de nature très affable, peu mordant. Le pullaria semble le plus faible des inséparables. Suite à une brusquerie comme le claquement d’une porte ou d’une coupure soudaine de la lumière, ils peuvent être en état de choc. Des oiseaux fraîchement importés doivent être traités avec la plus grande attention. Cette espèce est connue comme celle ayant la plus grande mortalité aux environs de trois mois après l’importation. Sans indices prémonitoires l’oiseau se cabre, tombe du perchoir,  couché sur le dos il bat des ailes et des pattes et meurt dans des spasmes.  Apparemment il s’agit d’un virus encore inconnu.

 

Soins et logement

En couple en petite volière ou en cage à l’intérieur avec une température minimale de 20° C. Dimensions minimales de la cage 120x60x60 cm. L’idéal est d’avoir trois couples en grande volière intérieure, éventuellement ensemble avec quelques oiseaux du genre passereaux, en aucun cas avec d’autres inséparables. Il faut compter au minimum deux mètres carrés de surface par couple. Le logement à l’extérieur est uniquement envisageable en été, la nuit il faut enfermer les oiseaux dans un abri pour la fraîcheur et surtout pour éviter les éléments perturbants comme les chats et autres. Ils ne dorment pas dans le nid mais accrochés comme les loris au grillage. Il est bon de garnir le dessus de branchages. Il faut régulièrement fournir des branches fraîches et journellement de l’eau pour le bain.

 

Nourriture

On peut commencer avec du millet et toutes les sous sortes comme du millet en grappes auquel on ajoute diverses graines herbagères. Ils connaissent ces graines de leur pays d’origine. Rapidement les oiseaux recherchent plus de variété de graines pour Agapornis avec toutefois beaucoup de parcimonie pour les graines grasses telles que le tournesol, le niger, le chanvre. Ils connaissent aussi très bien le sorgho. Des graines germées et des fruits doux (ananas, pomme, poire) doivent être ajoutés au menu. Ils boivent volontiers de l’eau miellée. Il faut les habituer aux vers de farine et à la pâtée. Du grit, fin gravier et silex, de l’eau de boisson journalière, des branches fraîches de saule ne peuvent manquer.

 

 

Elevage

Réussit rarement et est donc difficile. Les oiseaux doivent avoir au moins un an. Le nid est un modèle horizontal, remplir entièrement celui-ci d’un bloc de tourbe dure ou de plaques de liège, un bloc de mousse ou d’argile compactée. Par le trou d’accès la femelle creuse elle même la chambre de nidification, il faut veiller au degré d’humidification de l’air. L’idéal est d’avoir un nid équipé d’une résistance chauffante qui maintient la température entre 26° et 30°C. Enclencher la résistance quand les jeunes sont nés, ceci pour éviter le dessèchement des oeufs.

A l’inverse des autres sortes d’inséparables en cas de perturbations les pullaria fuient le nid et n’y retournent environ qu’une heure après. Il est certain que cet éloignement est souvent fatal pour les jeunes fraîchement nés  si le nid n’est pas chauffé.  Adapter un chauffage sur un nid dans une volière extérieure n’a pas de sens car l’air ambiant réduit l’effet de l’appareil. Pour l’habillage intérieur du nid il faut fournir des branches de saule.  Après avoir construit son nid  à l’aide de son bec et ses pattes la femelle y dépose de nombreuses brindilles d’écorces. Il y a de trois à cinq oeufs qui sont pondus à un jour d’intervalle. La femelle couve seule et pendant cette période elle ne se montre presque plus et le mâle la nourrit. Par contre il y a des femelles qui pendant la couvée prennent un bain journalier. La couvaison dure 24 jours, la nidification est de 50 jours. Les premiers jours les jeunes sont nourris par la femelle seule, ensuite le mâle participe. Après la sortie du nid le mâle continue à nourrir pendant un certain temps. Les bagues sont de 4 mm. Si vous avez le bonheur d’avoir des jeunes au perchoir, arrêtez après le deuxième tour afin d’éviter l’épuisement. En colonie il faut prévoir deux nids par couple. En volière extérieure les jeunes sont sensibles aux infections.

 

Mutations

Le Portugais A. Coelho fait mention d’une lutino, cette mutation est autosomale récessive. Jim Hayward fait mention d’une bleue, cette mutation est également autosomale récessive.

 

Texte: H.W.J. van der Linden